QUARANTE TUEURS

En 1880, en Arizona, le shérif fédéral Griff Bonnel est envoyé à Tombstone avec son frère Wes pour arrêter une bande de quarante hors-la-loi dirigée par la puissante Jessica Drummond. Samuel Fuller Barbara Stanwyck, Barry Sullivan, Dean Jagger, Gene Barry, John Ericson

MASCARADES

Un village quelque part en Algérie. Orgueilleux et fanfaron, Mounir aspire à être reconnu à sa juste valeur. Son talon d’Achille : tout le monde se moque de sa soeur, Rym, qui s’endort à tout bout de champ.Un soir, alors qu’il rentre soûl de la ville, Mounir annonce sur la place du village qu’un riche homme d’affaires étranger a demandé la main de sa soeur. Du jour au lendemain, il devient l’objet de toutes les convoitises. Aveuglé par son mensonge, Mounir va sans le vouloir changer le destin des siens… Lyes Salem Lyes Salem, Sara Reguigue, Mohamed Bouchaïb, Rym Takoucht, Merouane Zmirli

Nouveau Départ

Père célibataire, Benjamin Mee a bien du mal à élever ses deux jeunes enfants. Espérant resserrer les liens familiaux, il décide de prendre un nouveau départ, plaque son travail et achète une vieille maison sur une immense propriété, qui a la particularité d’abriter un zoo délabré. Plusieurs dizaines d’animaux, ours, tigres et bien d’autres, vivent en effet au Rosemoor Animal Park, où la gardienne Kelly Foster et son équipe dévouée tentent de maintenir les installations tant bien que mal. Sans la moindre expérience, avec très peu de temps et d’argent, Benjamin Mee et les siens vont tout mettre en œuvre pour réhabiliter le zoo et vivre ainsi leur plus grande aventure… Cameron Crowe Matt Damon, Scarlett Johansson, Thomas Haden Church, Colin Ford, Maggie Elizabeth Jones

Camille Claudel 1915

Bruno Dumont poursuit son exploration de l’ambivalence humaine, entre animalité et grâce, en s’attachant cette fois à la sculpteuse Camille Claudel, l’année 1915, celle de son internement par sa famille. C’est la comédienne Juliette Binoche qui l’incarne, tout à la fois en retenue et en silence, gestes répétitifs de la vie monacale, observation du monde qui l’entoure et vie intérieure que l’on devine toujours intense et passionnée. « Ce que j’aime assez, c’est qu’on ne sait rien sur sa vie, rien sur son internement, hormis le journal médical. Et l’idée d’écrire un scénario avec rien, ça me plaisait. Je fais un film avec quelqu’un qui passe son temps à ne pas faire grand-chose et ça me plaisait, cinématographiquement (…) ce n’est pas la peine de raconter toute la vie de quelqu’un. En quelques secondes on peut dire la vérité*. » La  force du film tient en la capacité du cinéaste à exprimer la réalité de l’internement avec simplement les outils du cinéma : plan-séquence, lent travelling, plan fixe, jamais de fioritures. Il filme également de splendides portraits de femme, celui de Camille Claudel bien sûr mais aussi de toutes ces femmes qui l’environne dans l’hôpital. Hormis Juliette Binoche, les autres femmes sont de vrais patientes, malades mentales contemporaines qui disent quelque chose d’ancien. De vraies infirmières campent également les sœurs qui s’occupent des malades. « Elles nous ont aidés, elles ont fait de la mise en scène en plus, elles étaient là, elles les plaçaient, elles les tenaient, les poussaient, elles ont participé à la mise en scène* ». Après, c’est la méthode Dumont qui fait la différence, découpage précis et strict pour mieux laisser place à une forme d’improvisation. Un film touché par la grâce, sublime et bouleversant. Bruno Dumont Juliette Binoche, Jean-Luc Vincent, Robert Leroy, Emmanuel Kauffman, Marion Keller

Killer Joe

s:39: »a:3:{i:0;s:0: »";i:1;s:0: »";i:2;s:0: »";} »; William Friedkin Matthew McConaughey, Emile Hirsch, Juno Temple, Thomas Haden Church, Gina Gershon

MAIN DANS LA MAIN

Quand Hélène Marchal et Joachim Fox se rencontrent, ils ont chacun des vies bien différentes. Hélène dirige la prestigieuse école de danse de l’Opéra Garnier à Paris, Joachim est l’employé d’un miroitier de province et vit à Commercy, dans la Meuse, chez sa soeur. Tout les sépare et pourtant une force étrange les unit d’emblée. Au point que, sans qu’ils puissent comprendre ni comment ni pourquoi, ils ne peuvent littéralement plus se séparer. Ca leur est devenu physiquement impossible et les voilà partis pour un drôle de ballet à deux… Main dans la main, le nouveau film très attendu de Valérie Donzelli – après La Reine des pommes et La Guerre est déclarée – c’est notre cadeau de Noël aux spectateurs de l’Écran! Nous l’avons découvert avec un ravissement croissant au fur et à mesure de la projection. Un cinéaste se révèle à sa capacité à nous entraîner dans un univers immédiatement reconnaissable de film en film, quels qu’en soient, par ailleurs, le sujet et le récit. Pas de doute ici, dès les premières séquences, nous sommes bien en terre donzellinienne : prologued’exposition des personnages au montage vif fourmillant déjà d’inventions visuelles; liberté euphorisante que donne la vraie fantaisie qui décide que tout est possible, réunit les contraires et mélange les genres: Elle et Lui, l’Opéra de Paris et une petite miroiterie dans un bled paumé, la romance sentimentale très fleur bleue, le pur burlesque et la comédie parfois trash – où affleure soudain sans masque le tragique de la vie – le rire et l’émotion. Mais aussi, comme en musique, la recherche de l’accord juste: elle danse, lui virevolte sur son skate – et apprend aussi à danser puisque sa soeur, Véro, l’a inscrit à un concours amateur à Monaco. Elle a besoin d’un nouveau miroir pour sa salle de danse, lui travaille chez le meilleur miroitier de France. Leur premier baiser sous les ors et les pourpres de la célébrissime institution les laisse collés l’un à l’autre et, de pas de deux en pas de quatre, s’invente sous nos yeux la danse de leur nouvelle vie. On rit beaucoup – Valérie Lemercier fait merveille et inscrit son tempo incisif dans le rythme soutenu de ce film très physique et très déluré – mais on pense aussi – on pense en riant tant Main dans la main nous donne de grain à moudre : chaque idée, chaque sentiment y trouvent une traduction visuelle qui ne craint pas à l’occasion le premier degré et c’est réjouissant. Main dans la main est un film d’amour en mouvement, toujours imprévisible, jamais là où on l’attend, toujours déjà ailleurs… Il nous entraîne irrésistiblement dans sa ronde. N’attendez pas Noël pour venir faire la fête avec nous Main dans la main ! Valérie Donzelli Valérie Lemercier, Jérémie Elkaïm, Béatrice de Staël