COLORADO

Cuchilio Sanchez est accusé du viol et du meurtre d’une jeune fille de 13 ans. Jurant son innocence à tous, il constate que personne ne le croit, il décide alors de s’enfuir avant de se faire injustement arrêter et tuer. Un redoutable chasseur de primes, surnommé « Colorado », est engagé pour le poursuivre. Il ne tarde d’ailleurs à retrouver le fugitif et comprend qu’il n’est pas l’auteur de cet ignoble crime… Sergio Sollima Lee Van Cleef, Tomás Milián, Fernando Sancho, Luisa Rivelli, Lorenzo Robledo

DEAD MAN

Dans la deuxième moitié du XIXe siècle, Bill Blake, jeune comptable en route pour le confins de l’Ouest américain, entreprend un voyage initiatique où il devient malgré lui un hors-la-loi traqué. Blessé, il est recueilli par Nobody, un Amérindien lettré rejeté des siens, qui l’identifie d’emblée à son homonyme défunt, le poète anglais William Blake, et décide de sauver son âme. Jim Jarmusch Johnny Depp, Gary Farmer, Lance Henriksen, John Hurt, Michael Wincott

L’Appât

Howard Kemp, un homme taciturne et violent, se met en chasse du meurtrier Ben Vandergroat afin de toucher la prime de 5.000 $. Il croise la route avec un vieux prospecteur, Jesse Tate, et un déserteur douteux, Roy Anderson. Lorsqu’ils mettent la main sur Ben, ce dernier cherche à les monter les uns contre les autres pour s’en sortir… Anthony Mann James Stewart, Robert Ryan, Janet Leigh, Millard Mitchell, Ralph Meeker

Django Unchained

Le dernier Tarantino est toujours attendu avec un mélange d’excitation enthousiaste et d’angoisse de la déception. Avouons que nous ne sommes en rien déçu et que la jouissance cinéphilique du dernier opus tarantinesque est franchement là. Nouvelle œuvre fleuve : synthèse de ses ambitions habituelles, réinvention de son propre cinéma en même temps que des codes d’un genre, le western, pour mieux le sublimer et lui redonner ses lettres de noblesse. Après Inglorious Basterds où il revisitait avec plus ou moins de bonheur l’histoire de la Seconde Guerre mondiale, c’est cette fois au destin des esclaves d’Amérique qu’il s’attache et plus particulièrement au parcours d’un homme qui se libère de ses chaînes, Django. Ça dure 2h44 et ça décoiffe, entraîne, immerge et nous mène par le bout du nez dans un récit à la mise en scène virtuose et aux comédiens excellents. Les dialogues sont comme toujours très écrits et mis en bouche par des interprètes qui les savourent comme un grand vin. Si Christoph Waltz et Jamie Foxx portent dans leur folie la griffe du réalisateur (mais avec quel brio encore une fois), Leonardo Di Caprio et Samuel L. Jackson sont nouveaux dans la catégorie des vilains. Le premier pour sa composition spectaculaire d’un propriétaire terrien dont le raffinement de façade dissimule à peine le goût pour les mises à mort sanglantes, le second pour sa figure inversée de méchant à la peau noire, pire que tous les salopards blancs croisés dans le récit. Ce film nous fait passer du rire aux larmes, travaille à la pointe du couteau nos pulsions vengeresses et met à l’épreuve nos désirs les plus enfouis. Tarantino est indéniablement un grand cinéaste «post-moderne», en ce sens qu’il n’a de cesse de réutiliser à l’infini les formes cinématographiques pour mieux les réinventer et nous permettre de nous en délecter. Quentin Tarantino Jamie Foxx, Christoph Waltz, Leonardo DiCaprio, Kerry Washington, Samuel L. Jackson