mercredi 15 octobre 2014
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Extrait de Diary of the Dead - Chronique des morts vivants    1:22
20H00 // 

Les écrans philosophiques

"Petite philosophie de l'effroi" avec DIARY OF THE DEAD de Georges Romero, présenté par Antoine De Baecque.

Ecran 2 : ANTOINE DE BAECQUE
Durée : 1h32 - Tarif habituel, abonnés : payez une place, venez à deux !
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mercredi 15octobre à 20:00
Écrans philosophiques

 

Cycle conçu et organisé avec la Maison populaire de Montreuil, les cinémas Le Méliès de Montreuil, l’Écran de Saint-Denis et Le Trianon de Romainville.

 

Une carte blanche est donnée à un philosophe (directeur de programme ou invité) qui choisit un film et en propose, après la projection, une lecture suivie d’un débat.

 

"Zombies, petite philosophie de l’effroi"
présenté par Antoine de Baecque, écrivain, professeur à l’Université de Paris-Ouest Nanterre La Défense.

 

DIARY OF THE DEAD
CHRONIQUE DES MORTS VIVANTS DE GEORGE A. ROMERO
États-Unis/2007/couleur/1h32/VO sous-titrée
avec Lori Cardille, Terry Alexander, Joseph Pilato
Interdit aux moins de 12 ans

 

« Un mort qui revient à la vie et se relève, portant les marques de sa propre putréfaction, engendrant la terreur, la figure est aussi vieille que Lazare sortant de sa grotte funèbre de Béthanie en Judée. La filmographie des zombies est riche d’une quarantaine de titres, ponctuée de quelques chefs-d’oeuvre dont un Tourneur magique, I Walked with a Zombie (Vaudou), en 1943, agrémentée de nombreuses séries B oubliables des années 1940 et 1950, puis relancée en 1968 par le manifeste esthétique et politique d’un jeune cinéaste de 28 ans, La Nuit des Morts-vivants, de George A. Romero. La série se poursuit jusqu’à Diary of the Dead, en 2007. Romero bouleverse ainsi le cinéma d’horreur en réinventant la figure du zombie. La quincaillerie fantastique, l’esthétique du clair/obscur, les références caraïbes, sont abandonnées, au profit d’une oeuvre d’intervention à la dimension politique affirmée. Il est donc
temps de prendre la créature morte-vivante pour ce qu’elle est, depuis bientôt quarante ans: la plus intéressante figure d’une Amérique mise à nue, l’être buvard d’une nation obsédée par la question de l’Autre et la définition du mal. Esthétiquement et politiquement, la métaphore est limpide et l’Amérique
se retrouve aux prises avec une forme de cannibalisation: elle va être dévorée par ses adversaires, qui sont un peu elle-même, de plus en plus nombreux à défaut d’être vraiment intelligents. » Antoine de Baecque

Les écrans philosophiques