Invités

7-13 Février 2018

18es JOURNÉES CINÉMATOGRAPHIQUES DIONYSIENNES

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Paul Blain

Né en 1960, fils du réalisateur et acteur Gérard Blain, Paul Blain est acteur et scénariste. Il apparaît pour la première fois au cinéma dans Girls de Just Jaeckin (le réalisateur d'Emmanuelle) en 1980, dont il est aussi le scénariste. Par la suite on le verra chez Jacques Rouffio (le téléfilm J'ai bien l'honneur de la série Série noire, 1984), Miklós Jancsó (L'Aube, 1985), Guy Gilles (Néfertiti, la fille du soleil, 1994) ainsi que dans les films réalisés par son père (le téléfilm La Fortune de Gaspard, 1993, Jusqu'au bout de la nuit, 1995, Ainsi soit-il, 2000). Plus récemment, on a pu voir Paul Blain dans Tout est pardonné de Mia Hansen-Løve (2007) et Un beau soleil intérieur de Claire Denis (2017).

 

Filmographie sélective (acteur) :

Girls (1980, aussi scénariste), Série noire : J'ai bien l'honneur (1984), L'Aube (1985), Néfertiti, la fille du soleil (1994), La Fortune de Gaspard (1993, TV), Jusqu'au bout de la nuit (1995), Ainsi soit-il (2000), Tout est pardonné (2007), Un beau soleil intérieur (2017).

 

 

 

Serge Bozon

Né en 1972 à Aix-en-Provence, Serge Bozon quitte Lyon après son bac pour monter à Paris où il rencontre Axelle Ropert qui sera la scénariste de tous ses films. Il découvre des cinéastes américains tels que Allan Dwan, Edgar G. Ulmer ou Jacques Tourneur mais aussi des cinéastes français proches de la maison de production Diagonale : Jean-Claude Biette, Pierre Zucca, Jean-Claude Guiguet ou Marie-Claude Treilhou. Il tourne en neuf jours, avec quelques économies personnelles et du matériel prêté, son premier long métrage, L'Amitié, sorti en 1998. Il écrit aussi pour les Cahiers du cinéma, Vertigo, Trafic mais aussi La Lettre du cinéma où il côtoie les futurs réalisateurs Vincent Dieutre, Jean-Charles Fitoussi, Sandrine Rinaldi. En 2002, il réalise Mods puis en 2007 La France, son deuxième long-métrage avec lequel il obtient le prix Jean-Vigo. En 2013, Tip Top, son quatrième long-métrage, avec Isabelle Huppert, est sélectionné à la 45e Quinzaine des réalisateurs. En 2015, il tourne L'Architecte de Saint-Gaudens, court métrage musical qu'il cosigne avec la chorégraphe Julie Desprairies sur une musique de Mehdi Zannad. Cette année, Serge Bozon retrouve Isabelle Huppert dans Madame Hyde, une adaptation du récit de Stevenson dans un lycée de banlieue dirigé par Romain Duris.

 

Filmographie (sélective)
L'amitié (1998), Mods (2002), La France (2007), L'imprésario (2001), La famille Wolberg (2009), Tip Top (2013), Manutention légère (2014, acteur), L'architecte de Saint-Gaudens (2015), Madame Hyde (2018) 

 

 

 

Larry Clark

Larry Clark est né le 19 janvier 1943 à Tulsa dans l'Oklahoma. Au départ photographe, il pose son regard sur les habitants de sa ville natale, en s’intéressant particulièrement aux adolescents et aux drogués, et signe en 1971 la monographie Tulsa, un classique de la photographie américaine que l'on retrouvera cité dans Taxi Driver (1976) de Martin Scorsese ou Drugstore Cowboy (1989) de Gus Van Sant. Entre réalité et fiction, Larry Clark fabrique déjà sa propre mythologie. Après d'autres recueils de photographies (Teenage Lust, 1983, The Perfect Childhood), Larry Clark passe à la réalisation en 1995 avec Kids, sur un scénario d'Harmony Korine. Le film, censuré aux États-Unis, sera pourtant très remarqué dans les festivals (Cannes, Sundance), avant qu'il n'obtienne un véritable succès critique et commercial. En 1998, Larry Clark adapte le roman noir de l'ancien prisonnier Eddie Little et signe son deuxième long-métrage Another Day in Paradise avec James Woods et Melanie Griffith. Bully, film d'une noirceur radicale alors même que, grâce à l'empathie du regard de Larry Clark, l'on parvient à s'attacher aux personnages, est présenté en compétition à la Mostra de Venise en 2001. Suivront Ken Park en 2002 et Wassup Rockers en 2004, film à l'occasion duquel Larry Clark rencontre les jeunes frères Velasquez (qui formeront le groupe ThisisnotreVolt). Du 8 octobre 2010 au 2 janvier 2011 est organisée à Paris, au Musée d'art moderne de la ville de Paris, la première rétrospective en France consacrée à Larry Clark. En 2012, Larry Clark décide de se passer du système classique de distribution ainsi que des producteurs et propose sur son site internet son nouveau long-métrage Marfa Girl, qui remportera le Marc Aurèle d'or du meilleur film au Festival international du film de Rome. Cela dénote aussi la volonté du réalisateur de se rapprocher encore plus des jeunes en étant présent dans ce qui constitue leur environnement quotidien. En 2015, sort son nouveau long métrage, The Smell of Us, sur des adolescents parisiens, entre leurs activités de skateurs et leurs déboires dans leurs vies personnelles (une version director's cut est aussi réalisée). Les Cahiers du cinéma consacrent au film la plus grande partie de leur numéro de janvier 2015. En 2017, Larry Clark finit dans le plus grand secret Marfa Girl 2, projeté en première mondiale lors des 18es Journées cinématographiques dionysiennes.

 

Filmographie sélective :

Kids (1995), Another Day in Paradise (1998), Bully (2001), Ken Park (2002), Teenage Caveman (2002, TV) Wassup Rockers (2004), Destricted (segment Impaled, 2006), Marfa Girl (2012), The Smell of Us (2015), Marfa Girl 2 (2017)

 

 

 

Didier Daeninckx
Didier Daeninckx, né en 1949 à Saint-Denis, est un écrivain français, auteur de romans noirs, de nouvelles et d'essais. Avant de se consacrer à son métier d’écrivain, il a exercé pendant une quinzaine d’années les métiers d’ouvrier imprimeur, d’animateur culturel et de journaliste localier. C’est le livre Meurtres pour mémoire, publié en 1984 qui l’a révélé au grand public et pour lequel il a obtenu le Prix Paul Vaillant Couturier. Dès ses débuts littéraires, Didier Daeninckx a placé au centre de ses polars les perdants et les oubliés de l'histoire et élargi ce travail en faisant resurgir sur le devant de la scène des épisodes refoulés, ou occultés. Il dit écrire de vrais-faux romans policiers pour évoquer ce qui s'est trouvé interdit d'existence dans les différents récits de l'histoire. Plusieurs de ses ouvrages ont été publiés dans des collections destinées à la jeunesse, d’autres lui ont donné l’occasion de travailler avec des artistes réputés comme le photographe Willy Ronis ou les dessinateurs Assaf Hanouka, Mako, Guttierez, Tignous et Jacques Tardi. Il a obtenu de nombreux prix (Prix populiste, Prix Mystère de la critique, Prix Louis Guilloux, Prix Goncourt du livre de jeunesse…). En 1994, la Société des Gens de Lettres lui a décerné le Prix Paul Féval de Littérature Populaire pour l’ensemble de son oeuvre. En mars 2012, le prix Goncourt de la nouvelle lui a été attribué pour L’Espoir en contrebande. Le dernier volume de l’intégrale de ses nouvelles, Novellas 3 est sorti en 2017 aux éditions du Cherche-Midi.

Bibliographie (sélective) :


Meurtres pour mémoire (Gallimard – Série Noire, 1984), Le Der des ders (Gallimard, 1985), Le Chat de Tigali (Juillard, 1988), La mort n’oublie personne (Denoël et Gallimard, 1989), Le Reflet (Denoël et Gallimard, 1994), Cannibale (Verdier, 1998), Histoire et Faux-Semblants (Verdier, 2007)

 

Issu de la biographie de la Documentation de Radio France, 2014

 

 

 

Tony Gatlif

Acteur, auteur, réalisateur, producteur, Tony Gatlif parcourt le cinéma sous le signe de la culture gitane. Né en 1948 dans la banlieue d’Alger, il est le fils d’un algérien et d’une gitane andalouse. Lorsqu’à 12 ans, sa famille tente de le marier à une fillette qu’il ne connaît pas, il refuse et s’en va vivre comme cireur de chaussures en ville. De là, il rejoindra la France où il fera une rencontre déterminante avec Michel Simon en 1966 qui lui donnera l’impulsion pour entrer dans le métier. Pendant sept ans, il fait du cinéma, du théâtre et de la télévision tout en ayant une sainte horreur d’être dirigé. Un jour, il abandonne tout et devient scénariste. Son premier film La rage aux poings, tourné par Eric Le Hung en 1973, évoque sa période difficile en maison de correction. Sa double origine va imprégner ses films suivants : La terre au ventre (1978) évoque la guerre d’Algérie, Les Princes (1983) se penche sans concession sur les Gitans sédentarisés en région parisienne. Familier de la marginalité, il réalise Rue du départ en 1986, histoire d’une fugue, puis un conte, Pleure pas my love en 1988 où le réalisateur se révèle véritable peintre des sentiments. En 1990, il réalise une comédie sociale intitulée Gaspard et Robinson. Retour aux sources gitanes et musicales avec Latcho Drom en 1992, mi-fiction mi-documentaire dédié aux Roms (et à la musique tzigane) que l’auteur suit durant un périple d’un an entre l’Inde, le Rajasthan, l’Egypte, la Roumanie, la Hongrie et la France. Le dernier film de sa trilogie gitane sera Gadjo Dilo (Léopard d’argent à Locarno en 1997) avec Romain Duris et Rona Hartner. Entre temps il signe une comédie dramatique (Mondo ,1994) inspirée d’une nouvelle de J.M. G. Le Clézio et deux documentaires dédiés à la musique pour la télévision Lucumi, le Rumbero et I Muvrini. Après le film Je suis née d’une cigogne où il retrouve le comédien Romain Duris, Toni Gatlif s’empare du flamenco avec Vengo mettant en scène le célèbre danseur Antonio Canales. Le film obtient le César 2001 de la meilleure musique. Puis c’est au cœur d’une communauté manouche sédentarisée à Strasbourg qu’il tourne Swing en 2001, une œuvre imprégnée de jazz manouche évoquant un sujet rare et difficile : la déportation des gitans. En 2004, pour la première fois de sa carrière, son film Exils est sélectionné au festival de Cannes : Toni Gatlif y remporte le prix de la mise en scène. Après Liberté en 2009 et Géronimo en 2013, son dernier film Djam raconte l’histoire de réfugiés entre la Grèce et la Turquie, et c’est pour Tony Gatlif, une façon de raconter l’actualité.

 

Filmographie (sélective)

Les Princes (1983), Latcho Drom (1993), Gadjo Dilo (1997), Vengo (2000), Exils (2004), Transylvania (2006), Korkoro (2009), Geronimo (2014), Djam (2017)

 

Issu de la biographie de la Documentation de Radio France, septembre 2014.

 

 

 

Med Hondo

Med Hondo est né en 1936 en Mauritanie. Il arrive à Marseille en 1959. D'abord docker, puis cuisinier, il découvre alors le théâtre, s'inscrit aux cours d'art dramatique puis participe à la création du Comité africain des cinéastes. Il joue pour divers réalisateurs (Costa-Gavras, John Huston...) et écrit, en 1965, le scénario de Soleil Ô (restauré en 2017 par la Film Foundation de Martin Scorsese) sur la condition des ouvriers immigrants, qu'il termine en 1969. Med Hondo défini le film comme « 10 ans de gaullisme vus par les yeux d’un Africain à Paris ». Après sa sélection à Cannes, le film est interdit dans plusieurs pays pour raisons diplomatiques. En 1973 sort Les Bicots-nègres, vos voisins, toujours sur le thème de la vie des immigrés et du racisme en France. En 1977, il tourne un film sur la lutte du Front Polisario, Nous aurons toute la mort pour dormir. En 1979, il revient à son thème initial avec West Indies ou les nègres marrons de la liberté, un récit sur l’esclavage et le colonialisme dans les Caraïbes. Hondo qualifie lui-même le film de « music-hall tragi-comique ». En 1986, il reçoit le grand prix du Fespaco au Burkina Faso et le prix du meilleur film au festival de Londres avec Sarraounia. En 1994, sort Lumière noire, polar entre France et Mali adapté d'un roman de Didier Daeninckx, puis en 2002 Watani, un monde sans mal et Fatima, l'algérienne de Dakar en 2004. Parallèlement à ses activités de réalisateur et metteur en scène, Med Hondo est très réputé pour son travail de doubleur : il est la voix française régulières de nombreux acteurs afro-américains tels que Eddie Murphy, Morgan Freeman, Carl Weathers, Laurence Fishburne, Richard Pryor... Dans le domaine de l'animation, sa voix est reconnaissable dans Le Roi lion (Rafiki) ou dans Shrek (l'âne).

 

Filmographie sélective :

Soleil Ô (1969), Les Bicots-nègres, vos voisins (1973), Nous aurons toute la mort pour dormir (1976), West Indies ou les nègres marrons de la liberté (1979), Sarraounia (1986), Lumière noire (1994), Watani, un monde sans mal (1998), Fatima, l'algérienne de Dakar (2004)

 

Bibiliographie :

Med Hondo – Un cinéaste rebelle, Ibrahima Signaté, Présence Africaine, 1994.

 

 

 

Lech Kowalski

Né à Londres en 1951 de parents polonais, Lech Kowalski habite en France depuis 1999. Il débute sa carrière en filmant le New York underground. Puis il signe de nombreux documentaires sur la scène punk rock, les sites industriels et les villes sinistrées, notamment aux Etats-Unis. En avril 2017, le réalisateur a commencé à suivre les salariés creusois de GM&S dans le cadre d’un documentaire coproduit par Arte et portant sur l’actualité sociale française. Mais le 20 septembre 2017, Lech Kowalski est arrêté et placé en garde à vue alors qu’il couvrait une manifestation d’ouvriers à Guéret, dans la Creuse. Suite à une mobilisation très forte de nombreux cinéastes, le réalisateur est jugé le 15 novembre, mais le procureur abandonne les poursuites. Samedi 10 février, il retrouve les salariés de GM&S pour une rencontre avec la direction, à l’Ecran de Saint-Denis…

 

Filmographie (sélective)

Rock Soup (1991), On Hitler’s Highway (2002), East of Paradise (2005)

 

 

 

Pauline Lorillard
Après sa formation à l’école nationale supérieure du Théâtre National de Strasbourg de 2001 à 2004, Pauline Lorillard joue à quatre reprises au théâtre sous la direction de Stéphane Braunschweig, dans Brand d’Ibsen (2005), Les Trois Sœurs de Tchekhov (2007), Tartuffe de Molière (2008) et Je Disparais d’Arne Lygre en 2011. Elle joue également régulièrement sous la direction de Guillaume Vincent, dans Les Vagues de Virginia Woolf (2004), La Fausse Suivante de Marivaux (2006), L’Éveil Du Printemps de Wedekind (2010) et La nuit tombe (2012).
Elle travaille avec Vincent Macaigne en 2009 dans Idiot ! puis dans Idiot ! Parce que nous aurions dû nous aimer en 2014. Elle retrouve Macaigne en 2017 sur scène dans Je suis un pays et devant la caméra dans Pour le réconfort. Au cinéma, on peut aussi la voir dans Le Sommeil d’Anna Caire de Raphaëlle Rio, Aquabike de Jean-Baptiste Saurel et bientôt dans Les Garçons sauvages de Bertrand Mandico.

 

Filmographie (sélective)
Pour le réconfort (2017), Les garçons sauvages (2017)

 

 

 

Yves-Marie Mahé

Yves-Marie Mahé fait des documentaires sur la contre-culture après avoir réalisé depuis 1997 plus de 70 courts-métrages expérimentaux autoproduits.
Ses films sont diffusés internationalement aussi bien dans les festivals, cinémas, musées, galeries ou squats.
Il est le fondateur du COLLECTIF NÉGATIF et de L’AREVUE NÉGATIF.
La chanson de Colette Magny est un de ses derniers documentaires.

 

 

 

Bertrand Mandico

Réalisateur d’une vingtaine de films auto-produits (courts et moyens métrage), Mandico est le créateur d’un univers esthétique très singulier. Œuvrant depuis près de 20 ans derrière la caméra, il devrait être l’un des réalisateurs phares de cette année avec la sortie de son premier long métrage Les Garçons Sauvages. Ce film d’aventures regroupe un casting féminin prometteur : Vimala Pons, Pauline Lorillard, Diane Rouxel, Mathilde Warnier et son actrice fétiche Elina Lowensohn.

 

Filmographie (sélective)

Boro in the Box (2011), Prehistoric Cabaret (2013), Notre Dame des Hormones (2015), Depressive Cop (2016), Les Garçons Sauvages (2017)

 

 

 

Christophe Martet

Journaliste de formation, Christophe Martet s’est engagé au sein d’Act Up Paris en 1991. Il préside l’association entre 1994 et 1996. Auparavant membre du Comité d’urgence anti-répression homosexuellle puis militant à Act-Up New York, il a toujours été engagé pour la cause homosexuelle. Il a réalisé des documentaires sur la lutte contre le sida. Rédacteur en chef adjoint de Têtu de 1999 à 2007, il a cofondé le site LGBTQ+ Yagg et il est l’actuel responsable du média social Hornet.

 

 

 

Patricia Mazuy
Fille de boulangers à Dijon, Patricia Mazuy rejoint Paris pour intégrer HEC, ville où elle découvre le rock et le cinéma. Elle réalise un premier film en Super-8 avec une camarade de classe, puis part pour Los Angeles où elle est jeune fille au pair et réalise un autre film en Super-16. Elle rencontre là-bas Agnès Varda et Sabine Mamou, cette dernière l’entraine sur le montage d’Une chambre en ville et de Sans toit ni loi. En 1987, Patricia Mazuy tourne son premier film Peaux de vaches avec Jean-François Stévenin et Sandrine Bonnaire. Puis elle réalise un épisode de la série Le Voyageur avec Elliott Gould, des films de commande et surtout le magnifique Travolta et moi en 1993, produit dans le cadre de la série d’Arte Tous les garçons et les filles de leur âge. Après sa rencontre avec Simon Reggiani, elle réalise Saint-Cyr  avec Isabelle Huppert en Madame de Maintenon puis Basse-Normandie co-réalisé avec son compagnon. C’est lui qui écrira d’ailleurs Sport de filles¸film de Patricia Mazuy avec Marina Hands. Le dernier film de la réalisatrice, Pedro Sanchez est revenu ! sortira en 2018.

 

Filmographie (sélective)
Peaux de vaches (1989), Travolta et moi (1993), Saint-Cyr (2000), Basse-Normandie (2004), Sport de filles (2011), Paul Sanchez est revenu ! (2018)

 

 

 

Rabah Mehdaoui

Amateur de poésie habité par l’urgence de lire et de dire viscérale ; voilà des années que Rabah arpente les bars, la rue, les off des festivals, les parvis de théâtres et cathédrales. Enfant de Saint-Denis, de la banlieue et de la fracture sociale, il panse ses maux au son de Brel, à coups de Fondane ou d’ivresses Baudelairiennes. Le colosse écorché vit le verbe et brille d’humilité ! il est temps que sa gueule enflamme les planches du cinéma et fassent frémir les âmes.

 

Issu de la biographie du Café Culturel de Saint-Denis

 

 

 

Natalia Meschaninova

Natalia Meschaninova est née en Russie à Krasnodar, près de la mer Noire. Elle est diplômée de la Kuban State University, où elle s’est spécialisée en cinéma. Elle a travaillé pendant un temps pour une chaîne de télévision de Krasnodar. Après ses débuts dans le documentaire avec Herbarium, elle a décidé de déménager à Moscou et continuer sa carrière de réalisatrice. The Hope Factory est son premier long métrage.

 

 

 

Jean-Pierre Mocky

Jean-Pierre Mocky est né le 6 juillet 1933. Au départ acteur pour Cocteau, Antonioni, Franju, stagiaire auprès de Visconti et Fellini, il passe à la réalisation en 1959 avec Les Dragueurs. Depuis, Jean-Pierre Mocky a réalisé au moins un film par an, n'hésitant pas à exploiter tous les genres proposés par l'art cinématographique. Il est surtout reconnu pour ses nombreuses comédies loufoques et anarchistes (Snobs !, Un drôle de paroissien, Le Miraculé), ses films noirs (Solo, L'Albatros) ainsi que ses incursions dans le fantastique (La Cité de l'indicible peur, Litan : la cité des spectres verts). Cas à part du cinéma français, contemporain de la Nouvelle vague mais pas totalement affilié, Jean-Pierre Mocky s'appuie sur une économie de moyens réduite pour tourner vite et beaucoup. Son cinéma, souvent satirique et pamphlétaire, s'inspire généralement de faits de société brûlants : A mort l'arbitre (la violence des supporters dans les stades), Un Linceul n'a pas de poches (un journaliste lutte contre la corruption), Le Témoin (un homme condamné à mort à la suite d'une erreur judiciaire)... Au cours de son impressionnante carrière, Jean-Pierre Mocky a travaillé avec les plus grands acteurs français : Michel Simon (L'Ibis rouge), Fernandel (La Bourse et la Vie), Bourvil (quatre films dont Les Compagnons de la marguerite), Jacqueline Maillan (cinq films), Francis Blanche (cinq films), Jean Poiret (huit films), Michel Serrault (douze films dont Le Miraculé). En 2010, Jean-Pierre Mocky a reçu le prix Henri-Langlois pour l'ensemble de sa carrière. Alors même qu'il continue de réaliser des films chaque année, Jean-Pierre Mocky a dirigé aussi le cinéma Desperado à Paris entre 2011 et 2017 et écrit de nombreux ouvrages.

Filmographie (sélective)
Les Dragueurs (1959), Snobs ! (1961), Un Drôle de paroissien (1963), La Cité de l'indicible peur (1964), Les Compagnons de la marguerite (1967), La Grande lessive (!) (1969), Solo (1970), L'Albatros (1971), Un Linceul n'a pas de poches (1974), L'Ibis rouge(1975), Litan : la cité des spectres verts (1982), Y a-t-il un français dans la salle ? (1982), A mort l'arbitre (1983), Le Pactole(1985), La Machine à découdre (1986), Le Miraculé (1987), Une Nuit à l'assemblée nationale (1988), Ville à vendre (1991), Bonsoir (1992), Noir comme le souvenir (1995), Le Glandeur (2000) Le Bénévole (2007), Le Dossier Toroto (2011), Monsieur Cauchemar (2015)

 

Bibliographie (sélective)

Cette fois je flingue (Florent Massot, 2006), Jean-Pierre Mocky : Pensées, répliques et anecdotes (Le Cherche Midi, 2009), La longue marche : entretiens avec Noël Simsolo (Neige, 2014), Je vais encore me faire des amis ! (Le Cherche Midi, 2015), Une œuvre en solo, Jean-Pierre Mocky (Mocky Delicious Products, 2015), Mocky soit qui mal y pense (Le Cherche Midi, 2016)

 

 

 

 

F.J. Ossang

Le réalisateur, poète, écrivain et chanteur F.J. Ossang est né en 1956. Il commence dès 1975 son activité artistique avec tout d'abord l'écriture (influencé par Burroughs, Pélieu, Céline, Artaud, Vaché...) et notamment l'édition d'une revue littéraire, Cée (1977 - 1979- coédition Christian Bourgois). Parallèlement à cette activité, il crée le groupe punk DDP (« De la destruction pure »). F.J. Ossang part pour Paris en 1980, où il étudie à l'IDHEC. Il sévit dans la capitale avec le groupe MKB-Fraction provisoire (Messageros Killers Boys). Membre à part entière du mouvement punk français (il sortira un split avec Lucrate Milk), la musique de F.J. Ossang se rapprochera progressivement de la musique industrielle et de groupes tels que Throbbing Gristle (qui signera la musique de Silencio, 2007), Cabaret Voltaire, Killing Joke, etc. Après plusieurs court-métrages inspirés des situationnistes, Burroughs ou Lénine, il réalise son premier long-métrage L'Affaire des Divisions Morituri (1984), où il interprète lui-même le poète-leader des gladiateurs urbains. Le cinéma de F.J. Ossang est marqué autant par le cinéma muet, l'expressionnisme autant que part l'expérimental ou la littérature de gare. Son deuxième long-métrage, Le Trésor des îles Chiennes (1990), aborde ainsi la science-fiction d'anticipation. Docteur Chance (avec Joe Strummer du groupe The Clash, et nommé pour le léopard d'or de Locarno en 1997) est un road-movie sous influence film noir. En 2007, le court-métrage Silencio, poème cinématographique et musical, fait directement référence aux premières œuvres de F.J. Ossang. Il réalise Dharma Guns en 2011 avec comme actrice principale sa muse et compagne Elvire, ainsi que l'ancien boxeur Stéphare Ferrara. Son dernier long-métrage, 9 Doigts, avec Paul Hamy, Lionel Tua, Damien Bonnard, Pascal Greggory et Gaspard Ulliel, sera présenté lors des 18es Journées cinématographiques dionysiennes.

 

« Ossang a, dès son premier court métrage, posé les bases mouvantes d'un univers sombre mais transpercé d'une lumière aveuglante, où le film de genre se voit constamment remémoré pour mieux s'en éloigner. Voyager, partir, s'égarer : le cinéma d'Ossang se donne l'apparence de la dérive, mais n'abandonne jamais son cap ultime : l'extase. » (Laurence Reymond, in Voyage jusqu'à Ossang sur Fluctuat.net, 2006).

 

Filmographie sélective :

Zona Inquinata - la vie n'est qu'une sale histoire de cowboy (1983), L'Affaire des Divisions Morituri (1984), Le Trésor des îles Chiennes (1990), Docteur Chance (1997), Silencio (2007, court-métrage), Dharma Guns (2011), 9 Doigts (2017)

 

Bibliographie sélective :

Hiver sur les continents cernés. Archives Ossang volume I revue Cée 1977-79, Le Feu Sacré, 2012.

 

 

 

Vimala Pons

Vimala Pons est une figure du cirque d’aujourd’hui, elle travaille en duo avec Tsirihaka Harrive depuis 2005.
En 2007, ils font la présentation unique du Numéro en 5 épisodes au Centre national des arts du cirque. En 2012, ils créent, au sein du collectif Ivan Mosjoukine, De nos jours (Notes on the Circus). En 2015, ils présentent, lors de Nuit Blanche à Paris, All Night Revue : Revue 1 à 6, une performance en boucle dans les dépôts SNCF de la Chapelle. En 2016, ils créent GRANDE –.
Par ailleurs, Vimala Pons est aussi actrice de cinéma, au côté de réalisateurs de l’« ancienne » et de la « nouvelle » vague (Alain Resnais, Jacques Rivette, Benoit Jacquot, Philippe Garrel, Bertrand Mandico, Antonin Peretjatko, Paul Verhoeven, Sébastien Betbeder, Thomas Salvador et Bruno Podalydès.)

 

Filmographie (sélective)
La fille du 14 juillet (2013), Vincent n’a pas d’écailles (2015), Comme un avion (2015), Je suis à vous tout de suite (2015), Marie et les naufragés (2016), La loi de la jungle (2016), Les garçons sauvages (2018), Bécassine (2018)

 

 

 

Pierre-Paul Puljiz

Pierre-Paul Puljiz est producteur (The Smell of Us de Larry Clark) et réalisateur (Santa Muerte, vierge des oubliés).

 

Filmographie sélective (réalisateur) :

Jonathan Caouette as a Film Maker (2006, TV), Mengo Mengo (2007), Andy Warhol, back to China (2009), Jonas Mekas, I'm not a filmmaker (2011, co-réalisation Jérôme Sans), Le Cinéma masqué (2015, TV), Santa Muerte, vierge des oubliés (2016, TV), Peliculas Fronteristas (2017).

 

Filmographie sélective (producteur) :

Larry Clark, a great American Rebel (2003), Basquiat, une vie (2010), Walk Away Renée (2011), The Smell of Us (2014)

 

 

 

Lionel Soukaz

Né en 1953 à Paris, le parcours de Lionel Soukaz est indissociable de nombreux mouvements radicaux, politiques, intellectuels et artistique. Il intègre d’ailleurs dès 1970, alors que l’homosexualité était encore pénalisée, le Front Homosexuel d’Action Révolutionnaire. Il y rencontre René Schérer et Guy Hocquenghem, le fondateur du FHAR. C’est avec lui qu’il réalise en 1978 Race d’Ep, « le premier film homosexuel, fait par les homosexuels (…) qui raconte l’histoire des homosexuels depuis l’invention du mot en 1860 ». Classé X par la Commission de contrôle des films cinématographiques, Lionel Soukaz tourne l’année suivante Ixe, en réaction contre la censure. Par la suite, il réalise de nombreux films militants sur l’homosexualité, la lutte contre l’épidémie du Sida et la discrimination qui en a découlée, mais aussi sur la critique sociale. Lionel Soukaz est aussi célèbre pour Journal Annales, dans laquelle il saisit son quotidien jusque dans son intimité, dans une œuvre de plus de 2000 heures. Il a également organisé plusieurs festivals de films homosexuels, notamment en 1977 à La Rochelle. Lionel Soukaz est finalement reconnu au début des années 2000 pour la qualité de ses expérimentations esthétiques, lors de la rétrospective « Jeune, dure et pure ! » organisée par Nicole Brenez à la Cinémathèque Française durant laquelle ses premiers films sont redécouverts. Ils ont été par la suite restaurés par les Archives françaises du film et la BNF.

 

Filmographie (sélective)

Le Sexe des anges (1977), Race d’Ep (1979), Ixe (1980), Maman que Man (1982), Journal Annales (1991-2000), Bout tabou (1980-2000), La Loi X – la nuit en permanence (2001), I Live In A Bush World (2002)

 

 

 

Heiny Srour

Née au Liban en 1945, Heiny Srour est la première cinéaste arabe à voir l’un de ses films, L’Heure de la libération a sonné (1974), sélectionné au Festival de Cannes. Ses films se concentrent autour de l’analyse du rôle des femmes Arabes dans les révolutions.

 

Filmographie (sélective)

L’Heure de la libération a sonné (1974), Leïla et les loups (1984), The Singing Cheikh (1991), Femmes du Vietnam (1997).

 

 

 

Pascal Tessaud

Pascal Tessaud est un réalisateur originaire de la banlieue parisienne, et animateur culturel engagé à Saint-Denis depuis plus de 10 ans. Passionné de cinéma italien, mais aussi d’auteurs américains (Spike Lee, John Cassavettes) et européens (Ken Loach, JL Godard), il montre la réalité des quartiers populaires dans ses films. A son actif, notamment quatre courts-métrages réalisés entre 2002 et 2012 et un long-métrage tourné avec un peu de moyens et primé dans de nombreux festivals : Brooklyn, sorti en 2014. Pascal Tessaud étudie surtout dans ses documentaires l’essence de la culture hip-hop, d’abord dans Slam ce qui nous brûle en 2007 autour de cet art lyrique rendu célèbre par Grand Corps Malade, puis Beatbox Boom Bap autour du monde en 2015, premier documentaire sur le beatbox.

 

Filmographie (sélective)

Noctambules (2003), L’Été de Noura (2005), Slam, ce qui nous brûle (2007), Faciès (2008), La Ville Lumière (2012), Brooklyn (2014), Beatbox, Boombap autour du monde (2016)

 

 

 

Lionel Tua
Acteur fétiche du cinéma de F.J. Ossang, Lionel Tua est également connu en tant que doubleur. Il est la voix française de nombreux acteurs: Owen Wilson, Jeffrey Dean Morgan, Tim Roth, Chow Yun-fat, Guy Pearce au cinéma et surtout Luke Perry à la télévision. Il a par ailleurs aussi travaillé sur des jeux vidéo et films d’animation.

 

Filmographie (sélective)

Zona Inquinata (1983), L'affaire des divisions Morituri (1985), Le trésor des îles chiennes (1990), Docteur Chance (1997), Dharma Guns (2010), 9 doigts (2017)

 

 

 

Jonathan et Eddie Velasquez
C’est dans le film Wassup Rockers que l’on découvre les frères Velasquez, à l’écran et aux manettes de la B-O du film. Repérés par Larry Clark, les deux jeunes hommes sont membres du groupe thisisnotreVolt, qui jouera pour la clôture du festival.
Jonathan Velasquez est également acteur dans le deuxième volet de Marfa Girl. C’est une figure importante du travail de Larry Clark ces dernières années, qui lui a consacré un court-métrage, ainsi qu’un livre de photos. Photographe lui aussi, Jonathan Velasquez exposera son travail pendant le festival à la galerie HCE.