Invités

3-9 Février 2016

15es JOURNÉES CINÉMATOGRAPHIQUES DIONYSIENNES

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Dominique Abel et Fiona Gordon

Dominique Abel et Fiona Gordon (ou Abel et Gordon) se rencontrent au début des années 1980 à Paris. Lui belge, elle canadienne née en Australie, ils s'installent à Bruxelles et fondent la maison de production Courage mon amour qui produira quatre spectacles dont ils sont les auteurs, metteurs en scène et interprètes, et qui seront présentés dans de nombreuses tournées internationales. Ils réalisent trois court métrages avant de présenter en 2006 leur premier long-métrage, L'Iceberg, en collaboration avec Bruno Romy. Suivra Rumba (2007) puis La Fée (2012), tourné au Havre. Abel et Gordon développent un comique visuel et burlesque très physique, dans la veine des clowns, des acteurs du cinéma muet – Buster Keaton, Max Linder ou Charlie Chaplin – ou encore de Jacques Tati ou des Deschiens. Dans leur nouveau film Paris pieds nus présenté cette année en clôture des Journées cinématographiques dionysiennes, Fiona, bibliothécaire canadienne, débarque à Paris pour venir en aide à sa vieille tante en détresse (Emmanuelle Riva). Mais Fiona se perd et tante Martha a disparu. C'est le début d'une course-poursuite dans Paris à laquelle s’invite Dom (Pierre Richard), SDF égoïste et aussi séducteur que collant.

 

Spectacles (sélectif)
La Danse des poules, L'Évasion, Poison, Histoire sans gravité


Filmographie (sélective)
Merci Cupidon (1994), Rosita (1997), Walking on the Wild Side (2000), L'Iceberg (2005), Rumba (2007), La Fée (2011), Paris pieds nus (2016)

 

 

 

Nejib Belkadhi

Nejib Belkadhi naît en 1972 à Tunis et poursuit des études en gestion et marketing à l'Institut des hautes études commerciales de Carthage avant de faire ses premiers pas au cinéma et au théâtre comme acteur. Il se fait notamment connaître du grand public grâce à son rôle de jeune premier dans le feuilleton à succès El Khottab Al Bab de Slaheddine Essid entre 1997 et 1998. Nejib Belkadhi fait ensuite ses premiers pas dans la réalisation sur Canal+ Horizons puis Canal 21 avec plusieurs concepts d'émissions au format court : Chams Alik ou Dima Labess, satire au vitriol de la société tunisienne à travers le parcours journalier d'une famille tunisienne moyenne pendant le ramadan. En 2002, il fonde Propaganda Production avec son ami Imed Marzouk. VHS Kahloucha, long métrage documentaire produit en 2006, connaît un succès international (le film est présenté au Festival de Cannes dans la section Tous les cinémas du monde) et récolte sept prix. Belkadhi poursuit depuis sa carrière de réalisateur avec notamment Bastardo (2013) et Sept et demi (2014).

 

Filmographie (sélective)
Chams Alik (1999-2001 TV), Dima Labess (2002-2003, TV), VHS Kahloucha (2006), Tsawer (2005), Weld Ettalyene (2008, TV), Bastardo (2013), Sept et demi (2014)

 

 

 

Serge Bozon

Né en 1972 à Aix-en-Provence, Serge Bozon quitte Lyon après son bac pour monter à Paris où il rencontre Axelle Ropert qui sera la scénariste de tous ses films. Il découvre des cinéastes américains tels que Allan Dwan, Edgar G. Ulmer ou Jacques Tourneur mais aussi des cinéastes français proches de la maison de production Diagonale : Jean-Claude Biette, Pierre Zucca, Jean-Claude Guiguet ou Marie-Claude Treilhou. Il tourne en neuf jours, avec quelques économies personnelles et du matériel prêté, son premier long métrage, L'Amitié, sorti en 1998. Il écrit aussi pour les Cahiers du cinéma, Vertigo, Trafic mais aussi La Lettre du cinéma où il côtoie les futurs réalisateurs Vincent Dieutre, Jean-Charles Fitoussi, Sandrine Rinaldi. En 2002, il réalise Mods puis en 2007 La France, son deuxième long-métrage avec lequel il obtient le prix Jean-Vigo. En 2013, Tip Top, son quatrième long-métrage, est sélectionné à la 45e Quinzaine des réalisateurs. En 2015, il tourne L'Architecte de Saint-Gaudens, court métrage musical qu'il cosigne avec la chorégraphe Julie Desprairies sur une musique de Mehdi Zannad. Serge Bozon prépare actuellement Madame Hyde avec Isabelle Huppert, Romain Duris et José Garcia.

 

Filmographie (sélective)
L'amitié (1998), Mods (2002), La France (2007), L'imprésario (2001), La famille Wolberg (2009), Tip Top (2013), Manutention légère (2014, acteur), L'architecte de Saint-Gaudens (2015), Madame Hyde (2017)

 

 

 

Nicolas Charlet & Bruno Lavaine

Nicolas et Bruno ont débuté en écrivant et en réalisant des clips musicaux et des films publicitaires dans les années 1990. C’est en septembre 1998 qu’est diffusé dans Nulle part ailleurs le premier des Message à caractère informatif, une série de 318 sketches devenus cultes où les deux auteurs-réalisateurs doublent des employés de bureau des années 1970 à partir de véritables films institutionnels de l’époque. Après avoir écrit pour l’écran le livre culte de Frédéric Beigbeder 99 Francs, le duo sort leur premier long métrage en tant que réalisateurs La Personne aux deux personnes. A l’été 2013 sort leur second long métrage, Le Grand méchant loup. En novembre 2014, dans le cadre de la programmation spécial 30 ans, Canal Plus commande au duo un long métrage autour du thème du cinéma X qui fît les grandes heures de la chaîne cryptée. Ce sera Message à Caractère Pornographique, devenu pour la salle A la Recherche de l’Ultra-Sex  un film de montage et de détournement d’une heure sur le principe du Message à caractère informatif.

 

Filmographie (sélective)
Message à caractère informatif (1998-2000), Dans les coulisses de « Message à caractère informatif » (2004), La Personne aux deux personnes (2008), Le Grand méchant loup (2013), A la recherche de l'Ultra-sex (2015), Vampires en toute intimité (doublage Français, 2015)

 

 

 

Benoît Delépine

Après des études de journalisme, Benoît Delépine entre à Canal + à la fin des années 80. Durant six ans, il est l'un des auteurs des Guignols, puis devient l'une des figures marquantes du journal télévisé satirique Groland. En 1999, il fait la rencontre de Gustave Kervern. De leur collaboration naît, en 2004, leur premier long métrage Aaltra, road-movie sarcastique tourné en noir et blanc dont ils assurent la réalisation et l'interprétation. Salué par la critique, ce premier long-métrage sera suivi par Avida, en 2006, une comédie métaphysique, absurde et surréaliste projetée à Cannes. Fidèle à l'esprit contestataire de Groland, le duo poursuit sa collaboration sur plusieurs longs métrages tels que Louise Michel, récompensé au Festival de San Sebastian, Mammuth (2010) sélectionné à la Berlinale, ou Saint Amour (2015).

 

Filmographie (sélective)
Aaltra (2004), Avida (2006), Louise-Michel (2008), Mammuth (2010), Le Grand soir (2012) , Near Death Experience (2014), Groland le gros métrage (2015), Saint-Amour (2015)

 

 

 

Alain Della Negra et Kaori Kinoshita

Kaori Kinoshita naît à Tokyo en 1970, Alain Della Negra en France en 1975. Ils se rencontrent au Studio national des arts contemporains du Fresnoy. Ils travaillent désormais ensemble depuis une dizaine d'années, leurs œuvres mêlant expositions vidéos et cinéma. Leur travail, à la frontière entre le documentaire et la fiction, interroge les identités virtuelles notamment à travers les communautés numériques et appréhende les nouvelles pratiques (jeux vidéos, jeux de rôle, Internet) comme une réponse à la solitude contemporaine. Leur premier long métrage The cat, the Reverend and the Slave sort en France en 2010. Tout en collaborant avec des institutions telles que le Centre Pompidou ou le Haifa Museum of Art, ils réalisent en 2016 Bonheur Académie, filmé lors de l’Université d’été des raëliens, en Croatie. Ils préparent actuellement leur nouveau projet, Les nouvelles femmes de Tokyo, documentaire d’anticipation sur la disparition des femmes au Japon.

 



Filmographie (sélective)
Dropping out (2001), Neighborhood (2006), The Den (2008), The Cat, the reverend & the slave (2010), How much rain to make a rainbow (2013), Bonheur Académie (2016), Les nouvelles femmes de Tokyo (en écriture)

 

 

 

Laetitia Dosch

Laetitia Dosch est diplômée de la classe libre de l’Ecole Florent et de la Manufacture - conservatoire national de Suisse Romande. Au cinéma, elle joue dans plusieurs court-métrages sous la direction de Marie Elsa Sgualdo. Elle rencontre Justine Triet, avec qui elle tourne et participe à l’élaboration de ses scénarios, que ce soit dans Vilaine Fille Mauvais Garçon (2011), La Bataille de Solférino (2013), ou Victoria (2016). Elle joue aussi aux côtés d’Emmanuelle Devos dans Complices (2010) de Frédéric Mermoud. Parallèlement, elle est aussi metteuse en scène et auteure de théâtre. En 2016, à l’invitation du Festival d’Avignon et de la SACD, elle crée avec Jonathan Capdevielle Les Corvidés pour les Sujets à Vif.

 

Filmographie (sélective)
La Bataille de Solférino (2013), Pan pleure pas (2014), La Belle Saison (2015), Mon roi (2015), Keeper (2015), Les Malheurs de Sophie (2016), Gaspard va au Mariage (2016)

 

 

 

Benoît Forgeard

Né le 19 juillet 1977 à Sophia-Antipolis, Benoît Forgeard est issu d'une formation en art contemporain. Il étudie aux Beaux Arts de Rouen puis au Studio national des arts contemporains du Fresnoy où il conçoit son premier court métrage Stève André (2002) ainsi que les premiers épisodes de la série Laïkapark (2002-2004). Dans son premier long métrage, Réussir sa vie (2012), Benoît Forgeard rassemble trois de ses précédents court-métrages (La Course nueBelle-Île-en-Mer et L’Antivirus) qu’il articule habilement par des intermèdes dans lesquels il se met en scène. En 2013, il débute une collaboration avec le musicien Bertrand Burgalat. Ensemble ils écrivent et réalisent plusieurs émissions diffusées sur Paris Première : L’année bisexuelle, Ceux de Port Alpha, et L'Homme à la Chemise de Cuir en 2013, puis L'Incruste, à l'occasion du Festival de Cannes 2014. Son second long métrage, Gaz de France, est sélectionné par l’ACID et sort en salle en janvier 2015.

 

Filmographie (sélective)

Stève André (2002), La Course nue (2006), Belle-Île-en-Mer (2007), Le Grand manteau (2009), L’Antivirus (2009), Respect (2010), Coloscopia (2011), Fuck U.K. (2012), Réussir sa vie (2012), L'Aquadôme (2013), Gaz de France (2016)

 

 

 

Noël Godin

Noël Godin, surnommé Georges Le Gloupier ou l'Entarteur, est né à Liège le 13 septembre 1945 et s'est rendu célèbre pour ses jets de tarte à la crème, ou « entartages », sur de nombreuses personnalités de différentes nationalités. Il entame sa carrière d'entarteur en 1968 avec Marguerite Duras. Suivront ensuite : Bernard-Henri Lévy, Bill Gates, Doc Gynéco, Jean-Luc Godard, Marco Ferreri, Maurice Béjart, Nicolas Sarkozy, Pascal Sevran, Patrick Bruel, Patrick Poivre d'Arvor, …L'exemple de Noël Godin fait des émules dans de nombreux pays avec la création d'une anti-organisation appelée l'Internationale pâtissière dont Le Gloupier se déclare le porte-parole. Noël Godin a contribué dès le début de sa parution à l'hebdomadaire pamphlétaire Siné Hebdo dans lequel il tenait la rubrique « L'Entarteur littéraire ». Il a poursuivit ses chroniques anarcho-littéraires dans Psikopat, La Mèche, Le Bateau ivre, Zélium, Siné Mensuel... Critique de cinéma, Noël Godin a également écrit de faux comptes rendus, avec de fausses informations, des photos de films imaginaires et des interviews apocryphes. Lorsqu'il a reçu le Grand Prix de l'humour noir en 1995 et le Prix de la dent dure en 1996, Noël Godin s'est entarté lui-même. Dans Faut savoir se contenter de beaucoup de Jean-Henri Meunier (2016), Noël Godin et l'activiste Jean-Marc Rouillan nous entraînent sur les chemins de traverse, à la recherche d'une Cadillac mythique.

 

Filmographie (sélective)
Les Cahiers du cinéma (1972), Prout prout tralala (1974), Grève et pets (1976), Si j'avais dix trous du cul(1999).

 

En tant qu'acteur

Le sexe enragé (de Roland Lethem, 1970), Irkutz 88 (de Jean-Jacques Rousseau, 2001), Aaltra (de Delépine et Kervern, 2004), Faut savoir se contenter de beaucoup (Jean-Henri Meunier, 2016), …

 

Bibliographie (sélective)
Anthologie de la subversion carabinée (L'Âge d'homme, 1989, réed. 2008, 2012), Godin par Godin (Yellow Now, 2001), Grabuge ! Dix réjouissantes façons de planter le système (Flammarion, 2003), Entartons, entartons les pompeux cornichons ! (Flammarion, 2005)

 

 

 

Michel Hazanavicius

Michel Hazanavicius est né à Paris le 29 mars 1967. Il commence sa carrière à la télévision en 1988 et collabore avec Canal+. En 1993, il co-réalise avec Dominique Mezerette Le Grand Détournement, montage d'extraits de films cinématographiques avec des acteurs connus dont les dialogues sont détournés. Il réalise son premier long-métrage Mes amis en 1999. Il met ensuite en scène, en 2005, le spectacle d'Éric et Ramzy intitulé Érickéramzy. Avec OSS 117 : Le Caire, nid d'espions (2006), Michel Hazanavicius obtient un grand succès critique et public (plus de deux millions d'entrées). En 2010, il réalise un film muet en noir et blanc, The Artist, inspiré du cinéma américain muet qu'il pastiche autant qu'il célèbre. Le film vaut à son acteur principal Jean Dujardin le Prix d'interprétation masculine au Festival de Cannes et l'Oscar du meilleur acteur tandis que Michel Hazanavicius se voit décerner le César du meilleur réalisateur et l'Oscar du meilleur réalisateur. En 2014, il présente The Search en compétition au Festival de Cannes. Michel Hazanavicius prépare actuellement Le Redoutable, une comédie sur l'histoire passionnelle entre Jean-Luc Godard et Anne Wiazemsky durant le tournage de La Chinoise et les événements de mai 68.

 

Filmographie (sélective)
Derrick contre Superman (TV, 1992), La Classe américaine (TV, 1993), Mes amis (1999), OSS 117 : Le Caire, nid d'espions (2006), OSS 117 : Rio ne répond plus (2009), The Artist (2011), The Search (2014), Le Redoutable (2017)

 

 

 

Otar Iosselliani

Otar Iosselliani est né en Géorgie en 1934. Étudiant en mathématique et mécanique à l'Université de Moscou, Iosselliani se dirige vers des études de cinéma à l'Institut de cinéma de l'Union soviétique (VGIK) afin d'éviter l’enrôlement obligatoire dans l'armée. Il réalise ses premiers court-métrages dès 1958 mais mettra près de dix années à passer le cap du long-métrage : La Chute des feuilles (1976) et Il était une fois un merle chanteur (1978) marquent la naissance d'un nouveau cinéma dans les pays de l'Est. Entre temps, il aura aussi été pêcheur puis métallurgiste. A partir de 1982, il vit en France et travaille pour la télévision comme pour le cinéma (Les Favoris de la Lune, 1984). Ses films reçoivent alors de nombreux prix dans les festivals européens. En 2010 il réalise Chantrapas, récit semi-autobiographique où Nicolas, jeune artiste géorgien lassé d'être en butte avec les idéologues, décide de s'exiler en France.

 

Filmographie (sélective)
Aquarelle (1958), Avril (1961), La Chute des feuilles (1966), Il était une fois un merle chanteur (1970), Pastorale (1975), Les Favoris de la Lune (1984), Et la lumière fut (1989), Brigands, chapitre VII (1996), Adieu, plancher des vaches ! (1999), Lundi matin (2002), Jardins en Automne (2006), Chantrapas (2010), Chant d'hiver (2015)

 

 

 

Éric Judor

Éric Judor est né le 25 juillet 1969 à Meaux. Il rencontre son alter-ego comique Ramzy Bédia en 1994. La célébrité acquise par leurs sketchs à la télévision se combine au succès de leurs spectacles sur scène. Ils co-écrivent et jouent alors dans La Tour Montparnasse infernale, film pour lequel ils collaborent avec Charles Nemes et Les Robins des Bois. Judor s'aventure ensuite vers un cinéma plus expérimental en entamant une collaboration avec le réalisateur Quentin Dupieux. Avec lui, il tourne Steak (également avec Ramzy), Wrong et Wrong Cops. Éric et Ramzy écrivent et réalisent le décalé Seuls Two en 2008, influencés par le cinéma de Dupieux. En 2011, Éric Judor créé et porte la série Platane pour Canal +, satire du show-biz dont le succès critique lui permet de décrocher une seconde saison. En 2016, Éric Judor réalise La Tour 2 contrôle infernale avec Ramzy préquelle de leur succès sorti quinze ans plus tôt. Éric Judor prépare actuellement son nouveau film, Problemos.

 

Filmographie (sélective)
H (TV, 1998-2002), La Tour Montparnasse infernale (2001), Steak (2007), Seuls Two (2008), Halal Police d'État (2011), Wrong (2012), Wrong Cops (2014)

 

En tant que réalisateur

Platane (TV, 2011-2013), La Tour 2 contrôle infernale (2016), Problemos (2017)

 

 

 

Jean-Henri Meunier

Jean-Henri Meunier est un réalisateur, scénariste et acteur français né le 2 novembre 1949 à Oullins. Il réalise son premier film en 1975, L'Adieu nu avec Maria Casares et Michael Lonsdale. En 1976, il enchaîne avec Aurais dû faire gaffe, le choc est terrible puis La Bande du Rex avec Jacques Higelin en 1980. A cette époque, il produit Pochette surprise, le premier album de Charlélie Couture. A partir de la fin des années 80, Jean-Henri Meunier se tourne vers la vidéo et réalise plusieurs documentaires musicaux liés au monde du jazz. Il tourne une trilogie à Najac, en Aveyron : La Vie comme elle va (Grand Prix SCAM du documentaire de création 2004), Ici Najac, à vous la terre et Y'a pire ailleurs. Il suit ensuite et pendant plus de 2 ans un groupe de SDF toulousains pour Rien à perdre (2009) et Tout à Gagner (2012). En 2015, pour Faut savoir se contenter de beaucoup, il filme la rencontre de Jean-Marc Rouillan, ancien membre d’Action directe, et Noël Godin, l'entarteur.

 

Filmographie (sélective)
L'Adieu nu (1976), Aurais dû faire gaffe, le choc est terrible (1980), La Bande du Rex (1980), L. Subramaniam, un violon au cœur (TV, 1999), La Vie comme elle va (2004), Ici Najac, à vous la terre (2006), Rien à perdre (2009), Y'a pire ailleurs (2011), Faut savoir se contenter de beaucoup (2015)

 

 

 

Jean-Christophe Meurisse

Jean-Christophe Meurisse est né en 1975 et grandit à Vannes. Il découvre le théâtre à l'âge de 21 ans alors qu'il étudie à la faculté de lettres de Rennes. Il suit alors une formation de comédien classique à l'ERAC et joue sur les planches pendant 8 ans. En 2005, il crée la compagnie des Chiens de Navarre qu’il dirige et met en scène. Dans un premier temps, il écrit le texte des spectacles de la compagnie, mais très vite, celle-ci se dirige vers l'improvisation. Ils créent ensemble une série d’œuvres déjantées où les comédiens laissent libre cours à leurs envies.

Jean-Christophe Meurisse fait ses premiers pas en tant que réalisateur avec le moyen-métrage Il est des nôtres (2012), produit par ECCE Films. Le film est sélectionné au Festival de Belfort, au Festival de Genève, à Hors Pistes au Centre Pompidou. L'année suivante, Jean-Christophe Meurisse écrit et réalise son premier long-métrage, Apnée. Celui-ci est sélectionné pour la semaine internationale de la critique au festival de Cannes.

 

Spectacles
Une raclette (2008), L’autruche peut mourir d’une crise cardiaque en entendant le bruit d’une tondeuse à gazon qui se met en marche (2009), Nous avons les machines (2012), Les danseurs ont apprécié la qualité du parquet (2012), Quand je pense qu’on va vieillir ensemble (2013)

 

Filmographie (sélective)
Il est des nôtres (2012), Apnée (2016)

 

 

 

Jean-Pierre Mocky

Jean-Pierre Mocky est né le 6 juillet 1933. Au départ acteur pour Cocteau, Antonioni, Franju, stagiaire auprès de Visconti et Fellini, il passe à la réalisation en 1959 avec Les Dragueurs. Depuis, Jean-Pierre Mocky a réalisé au moins un film par an, n'hésitant pas à exploiter tous les genres proposés par l'art cinématographique. Il est surtout reconnu pour ses nombreuses comédies loufoques et anarchistes (Snobs !, Un drôle de paroissien, Le Miraculé), ses films noirs (Solo, L'Albatros) ainsi que ses incursions dans le fantastique (La Cité de l'indicible peur, Litan : la cité des spectres verts). Cas à part du cinéma français, contemporain de la Nouvelle vague mais pas totalement affilié, Jean-Pierre Mocky s'appuie sur une économie de moyens réduite pour tourner vite et beaucoup. Son cinéma, souvent satirique et pamphlétaire, s'inspire généralement de faits de société brûlants : A mort l'arbitre (la violence des supporters dans les stades), Un Linceul n'a pas de poches (un journaliste lutte contre la corruption), Le Témoin (un homme condamné à mort à la suite d'une erreur judiciaire)... Au cours de son impressionnante carrière, Jean-Pierre Mocky a travaillé avec les plus grands acteurs français : Michel Simon (L'Ibis rouge), Fernandel (La Bourse et la Vie), Bourvil (quatre films dont Les Compagnons de la marguerite), Jacqueline Maillan (cinq films), Francis Blanche (cinq films), Jean Poiret (huit films), Michel Serrault (douze films dont Le Miraculé). En 2010, Jean-Pierre Mocky a reçu le prix Henri-Langlois pour l'ensemble de sa carrière. Alors même qu'il continue de réaliser des films chaque année, Jean-Pierre Mocky dirige aussi le cinéma Desperado à Paris et écrit de nombreux ouvrages.

 

Filmographie (sélective)
Les Dragueurs (1959), Snobs ! (1961), Un Drôle de paroissien (1963), La Cité de l'indicible peur (1964), Les Compagnons de la marguerite (1967), La Grande lessive (!) (1969), Solo (1970), L'Albatros (1971), Un Linceul n'a pas de poches (1974), L'Ibis rouge (1975), Litan : la cité des spectres verts (1982), Y a-t-il un français dans la salle ? (1982), A mort l'arbitre (1983), Le Pactole (1985), La Machine à découdre (1986), Le Miraculé (1987), Une Nuit à l'assemblée nationale (1988), Ville à vendre (1991), Bonsoir (1992), Noir comme le souvenir (1995), Le Glandeur (2000) Le Bénévole (2007), Le Dossier Toroto (2011), Monsieur Cauchemar (2015)

 

Bibliographie (sélective)

Cette fois je flingue (Florent Massot, 2006), Jean-Pierre Mocky : Pensées, répliques et anecdotes (Le Cherche Midi, 2009), La longue marche : entretiens avec Noël Simsolo (Neige, 2014), Je vais encore me faire des amis ! (Le Cherche Midi, 2015), Une œuvre en solo, Jean-Pierre Mocky (Mocky Delicious Products, 2015), Mocky soit qui mal y pense (Le Cherche Midi, 2016)

 

 


Bruno Podalydès

Après une maîtrise d'audiovisuel, Bruno Podalydès se fait remarquer de la critique avec Versailles Rive-Gauche (1992), moyen-métrage qui remporte le Prix du Public et une mention du Jury au festival international du court-métrage de Clermont-Ferrand, ainsi que le César du meilleur court-métrage. Son premier long métrage, Dieu seul me voit (Versailles-Chantiers), met en scène un jeune homme hésitant, Albert Jeanjean (Bruno Podalydès met alors en scène son frère Denis) qui au cours du film rencontre trois femmes qui vont le faire évoluer. Alors que Versailles Rive-Gauche relèvait essentiellement du comique de situation, Bruno Podalydès conçoit ce second volet comme une comédie de caractère. Le film sort en salle en 1998 et reçoit le César de la meilleure première œuvre l’année suivante. La complicité entre les deux frères s'étend jusqu’à l'écriture, puisqu'ils cosignent Liberté-Oléron en 1999, ainsi que Adieu Berthe, l’enterrement de Mémé en 2011. Bruno Podalydès a tourné deux adaptations de l'œuvre de Gaston Leroux avec comme héros Joseph Rouletabille et son comparse Sainclair : Le Mystère de la chambre jaune et Le Parfum de la dame en noir. A travers les films se dessine une troupe d'acteurs fidèles à Bruno Podalydès : Denis Podalydès, Isabelle Candelier, Michel Vuillermoz, Philippe Uchan, Jean-Noël Brouté, Ariane Pirié.

 

Filmographie (sélective)

Dieu seul me voit (Versailles-Chantiers) (1998), Liberté-Oléron (2001), Le Mystère de la chambre jaune (2003), Le Parfum de la dame en noir (2005), Bancs publics (Versailles Rive-Droite) (2009), Adieu Berthe (2012), Comme un avion (2015)

 

 

 

Jean Odoutan

Jean Odoutan est un acteur, réalisateur, producteur et compositeur né en 1965 au Bénin. Après des passages chez Pierre Schoendorffer (Dien Bien Phu), Bertrand Tavernier (L627) ou encore Marco Ferreri (Le Banquet), Jean Odoutan endosse le tablier de cinéaste et crée en 1997 sa structure de production 45rdlc. Il réalise en 2000 son premier long métrage, Barbecue – Pejo, puis enchaîne rapidement avec Djib, Mama Aloko et La Valse des Gros Derrières. Jean Odoutan a donné de son temps pour contribuer à l'émergence de nouvelles figures cinématographiques en Afrique subsaharienne en organisant Quintessence – Festival International du Film de Ouidah au Bénin, le « festival de Cannes de l'Afrique noire », et en initiant L'ICO – L'Institut Cinématographique de Ouidah. Réalisateur de nombreux clips et courts-métrages, Jean Odoutan produit et compose la musique de tous ses films lui-même. Son dernier film, Pim-Pim Tché (Toast de vie), met en scène Chimène, une ravissante jeune fille qui fait tourner la tête à tous les hommes de son entourage, prête à tout pour passer en classe de 4ème, bénéficier de la bourse scolaire et soutenir sa famille.

 

Filmographie (sélective)
Barbecue Pejo (2000), Djib (2002), Mama Aloko (2002), La Porte du non-retour (2002), Pim-Pim Tché (Toast de vie) (2016)

 

 


Nadja Ringart

Nadja Ringart est sociologue. Etudiante en 68, elle participe au Comité de Base de l’université de Censier, puis milite à la Base Ouvrière de Flins. En 70, elle rejoint le mouvement naissant de libération des femmes et écrit dans le numéro spécial de la revue Partisans, « Libération des femmes, année zéro ». Elle s’engage ensuite dans l’aventure du Torchon brûle, dont le premier numéro paraît en mai 71. En 1975, elle réalise avec Carole Roussopoulos, Delphine Seyrig, et Ioana Wieder, Maso et Miso vont en bateau (1976). Elle est administratrice du Centre audiovisuel Simone de Beauvoir à sa création en 1982. Entre usages du passé et engagements contemporains, les pratiques vidéo qu'elle a nourries et continue de soutenir inscrivent son parcours au cœur d'une histoire résolument collective. Elle a également initié la plateforme de ressources numériques Bobines féministes.

 

 

 

Roee Rosen

Roee Rosen est né en 1963 à Rehovot en Israël. Etudiant à Tel Aviv puis à New-York, il est exposé dans de nombreuses galeries de par le monde et commence à réaliser des films à partir du milieu des années 2000. Ses films, souvent jugés scandaleux, s'attaquent à des sujets tels que l'instrumentalisation du nazisme dans le débat politique israélien, l'hypocrisie de tous les partis face à la question palestinienne, la liberté sexuelle dans une société gagnée par l'ordre religieux ou encore l'obscénité des programmes télévisuels (Hilarious). Son œuvre fait aussi la part belle à des collectifs d'artistes fictifs (The Buried Alive Videos), interrogeant les thèmes du déracinement et de l'exil. Chez Roee Rosen, l'humour, l'insolence et l'intelligence se mettent au service d'une œuvre violemment politique.

 

Filmographie (sélective)
Doctor Cross (1994), Two Women and a Man (2005), The Confessions of Roee Rosen (2008), Out (2010), Hilarious (2010) The Buried Alive Videos (2013), The Dust Channel (2016)

 

 

 

Whit Stillman

Whit Stillman est un réalisateur américain né en 1952 à Cornwall dans l'État de New York. Il est d'abord journaliste à Manhattan avant de travailler à Barcelone et Madrid en tant qu'agent de vente pour des réalisateurs espagnols. Stillman a écrit le scénario de Metropolitan entre 1984 et 1988. Il finance le film par la vente de son appartement et avec l'aide de ses amis et parents. Le film surprend par son goût du badinage et son ironie et confirme la place unique de Stillman dans la comédie. Metropolitan est nommé pour l'Oscar du meilleur scénario original et remporte en 1990 le New York Film Critics Circle Award pour la meilleure réalisation. Le deuxième film de Whit Stillman, Barcelona, s'inspire de sa propre expérience en Espagne pendant les années 1980. Les Derniers Jours du disco est basé sur les expériences de Stillman dans les discothèque de Manhattan. Après la sortie du film, il quitte Manhattan et déménage à Paris. On le retrouve en 2011 avec Damsels in Distress, film dans lequel il fait le portrait d'un groupe d'étudiantes sophistiquées. En 2016, il réalise Love and Friendship, une adaptation du court roman épistolaire Lady Susan de Jane Austen.

 

Filmographie (sélective)
Metropolitan (1990), Barcelona (1994), Les Derniers Jours du disco (1998), Damsels in Distress (2011), The Cosmopolitans (TV, 2014) Love and Friendship (2016)

 

 

 

Ioana Wieder :

Traductrice et réalisatrice, Ioana Wieder naît à Bucarest avant de migrer en Palestine, au Liban (ou elle rencontre Delphine Seyrig à l’âge de sept ans), puis en France où elle est naturalisée en 1957. Par la suite, elle déménage aux États-Unis, s’engage au sein du mouvement « Free Speech » et découvre The feminine Mystique de Betty Friedman. De retour en France en 1968, Ioana Wieder enseigne et fait des traductions, notamment le Vaginal Politics d’Ellen Frankfort. Elle rejoint les mouvements féministes, participe aux A.G du M.LF, et se passionne pour la vidéo avec son amie Delphine Seyrig. En 1975, les deux femmes rencontrent Carole Roussopoulos avec laquelle elles forment le collectif des Insoumuses et réalisent plusieurs documentaires, dont le très humoristique Maso et Miso vont en bateau en 1976. Parallèlement, elle réalise ses propres films, dont Où est-ce qu’on se mai ? en 1976 et Accouche en 1977. Fondatrice du Centre audiovisuel Simone de Beauvoir au côté de Delphine Seyrig et Carole Roussopoulos, Ioana Wieder en devient la présidente après la mort de Delphine Seyrig jusqu’en 1993.

 

Filmographie sélective (avec le collectif des Insoumuses) :

Maso et Miso vont en bateau (1975),  La marche des femmes à Hendaye (1975), Les mères espagnoles (1975)