21es Journées cinématographiques

Depuis 20 ans, le festival Journées cinématographiques propose aux spectateurs de nombreuses projections avec des nouveautés, des films classiques, des ressorties, mais aussi des films rares ou du cinéma expérimental. Notre manifestation aborde chaque année des questions politiques et sociales à travers l’histoire du cinéma, et de nombreux cinéastes ont participé aux éditions précédentes, tels que Aki Kaurismäki, William Klein, Agnès Varda, Alejandro Jodorowsky, Jia Zhangke, Abel Ferrara, Jean-Claude Brisseau, Larry Clark, Charles Burnett, Kiyoshi Kurosawa, Patricia Mazuy… Cinéma l’Écran de Saint-Denis, cinéma Le Studio d’Aubervilliers, cinéma l’Étoile de La Courneuve et l’Espace 1789 de Saint-Ouen À contexte exceptionnel, édition exceptionnelle ! Face à un contexte sanitaire incertain et indéniablement risqué pour les événements culturels, les Journées cinématographiques se réinventent pour exister coûte que coûte en 2021. Afin d’accueillir les festivaliers dans nos salles de cinéma en toute sécurité, nous avons décidé de décaler et d’étendre à un mois les dates de la 21ème édition, qui se déroulera exceptionnellement du 3 mars au 5 avril 2021. Nous essaierons d’anticiper l’organisation et la communication du festival au plus près de l’actualité sanitaire, afin de préserver au maximum les évènements en salle de cinéma et permettre au public d’y participer activement dans les meilleures conditions. LA PART ANIMALE Les Journées cinématographiques observent le monde et ses problématiques sociétales à travers le prisme du cinéma, en abordant un nouveau thème chaque année. Intitulées La Part animale, les 21es Journées cinématographiques exploreront ce qui relie l’Homme aux animaux, ou à l’animalité. Le cinéma a très tôt capté, enregistré ce monde animal si mystérieux, fait avant tout « de silences, de dissimulations et de singularités » pour reprendre les mots de l’écrivain Jean-Christophe Bailly. Dans un contexte écologique brûlant, la coexistence entre l’humain et les différentes espèces est une problématique d’actualité et un enjeu d’avenir. Que dit le cinéma de notre rapport aux animaux sauvages ou domestiqués ? Quel regard porte-t-il sur eux et dans quelles conditions capture-t-il leur image ? Avec une dimension critique et politique, cette édition met en perspective notre capacité à penser l’animalité, et notre devenir d’humanité. Plus d’information sur le site officiel du festival. Bande annonce 21es journées cinématographiques : La part animale

Talking about trees

Avant-première suivie d’une rencontre avec Suhaib Gasmelbari. Suhaib Gasmelbari Ecran 2 TALKING ABOUT TREES de Suhaib Gasmelbari France-Soudan-Allemagne/2019/1h38/VO sous-titrée/documentaire du 18 au 24 décembre 2019 du 1er au 7 janvier 2020 en sortie nationale   Ce film nous parle de quatre amis, quatre cinéastes soudanais, qui ont décidé de rénover une vieille salle de cinéma à Khartoum. Ils veulent transmettre leur passion du 7e art à une population qui n’a pas pu voir de films en salles, et n’a pas accès au cinéma indépendant. Facétieux et idéalistes, on les voit sillonner dans un van les routes du Soudan pour projeter des films en évitant la censure du pouvoir. « La première fois où je suis allé avec eux, c’est là où l’idée de faire le film est née. Nous sommes arrivés très tard, parce que la voiture est tombée en panne. Ils installent leur écran en tissu et, subitement, pendant le film, il y a eu une tempête de sable. En fait, personne n’a bougé. Ils se sont attachés derrière l’écran et le spectacle a continué comme ça, avec le sable devant les yeux… Le vent gonflait le petit écran de tissu et pour moi c’était déjà une image typique de la réalité.. » TALKING ABOUT TREES Bande Annonce (2019) Documentaire

Fusils ou Graffitis…

En Présence du réalisateur et de Claude Mangin-Asfari, militante de l’AARASD et épouse de Naâma Asfari, juriste international, défenseur sahraoui des droits humains, prisonnier politique du groupe de Gdeim Izik en prison au Maroc depuis 9 ans et condamné à 30 ans, Hassana Abba, membre de la LPPS-Ligue de Défense et de Protection des Prisonniers Politiques Sahraouis et Hamdi Taoubali, responsable des relations extérieures à Union de la Jeunesse Sahraouie de la Republique Arabe Sahraouie en exil à Tindouf (Sud Est de l’Algerie ). Jordi Oriola Folch, Claude Mangin-Asfari, Hassana Abba, Hamdi Taoubali Ecran 2 FUSILS OU GRAFFITIS, LA LUTTE NON-VIOLENTE DU PEUPLE SAHRAOUI de Jordi Oriola Folch Espagne/2016/52 min/VO sous-titrée/documentaire En partenariat avec la Ville de Saint-Denis, l’Association des amis de la République arabe sahraouie démocratique (AARASD) vous propose de découvrir ce documentaire sur la résistance pacifique menée par le peuple sahraoui.   Les Sahraouis attendent depuis 44 ans le référendum promis par l’ONU qui devrait leur permettre de s’autodéterminer et de mettre fin à l’occupation du Sahara Occidental, par le Maroc. Face à ce long temps d’attente, une partie du peuple sahraoui souhaite se battre et une autre continuer la lutte non-violente. Le réalisateur est entré clandestinement dans le Sahara Occidental et a filmé secrètement ce qui s’y passe ». Trailer: FUSILS OU GRAFFITIS La lutte non violente du peuple sahraoui (français)

Fenêtre sur l’Algérie contemporaine

En partenariat avec le PCMMO   A l’occasion du spectacle Et le cœur fume encore de Margaux Eskenazi et Alice Carré, qui a lieu au TGP du 7 au 20 décembre, création qui retrace les mémoires, les littératures et les silences de la guerre d’Algérie, nous vous proposons en parallèle une soirée consacrée à l’accélération de l’histoire en Algérie et les mouvements de protestation en cours.   En présence des réalisatrices-eurs, Rahma Benhamou El Madani, Samir Ardjoum et des deux metteuses en scène Margaux Eskenazi et Alice Carré. Rahma Benhamou El Madani, Samir Ardjoum, Margaux Eskenazi et Alice Carré Écran 2 UNIS VERS KATEB, ÇA NE FAIT QUE COMMENCER de Rahma Benhamou El Madani Algérie/2019/documentaire/27’ Mahfod Lakroune, comédien fétiche du dramaturge et écrivain algérien Kateb Yacine, et les jeunes de la ville de Béjaia se rencontrent autour du prologue de la pièce Mohamed prends ta valise. Un parallèle entre le contenu de la pièce montée en 72 et l’Algérie actuelle.   VENDREDI EST UNE FÊTE de Samir Ardjoum et Ager Oueslati Algérie/2019/documentaire/44’ Le comédien Réda Seddiki part à la rencontre de cette Algérie à la fois connue et méconnue, née le 22 février avec la Révolution du sourire. En quête de sens et de découvertes (l’écrivain et journaliste Adlène Meddi, la comédienne Mina Lachter, le musicien Aboubakr Matara… ). VENDREDI EST UNE FÊTE – Bande annonce

KinOpéra : Le Barbier de Séville

KINOPERA  En partenariat avec le Festival de Saint-Denis   19:30 : Buffet de Noël 20:00 : projection LE BARBIER DE SÉVILLE de Gioacchino Rossini   Melodramma buffo en deux actes (1816). musique de Gioacchino Rossini (1792-1868) livret de Cesare Sterbinid’après Le Barbier de Séville de Pierre- Augustin Caron de Beaumarchais direction musicale : Carlo Montanaro mise en scène : Damiano Michieletto Production originale du Grand Théâtre de Genêve. Orchestre et Chœur de l’Opéra national de Paris   S’inspirant de la comédie de Beaumarchais, Rossini en conserve toute la fougue pour créer ce bouillonnant « opera buffa » . Originaire de Venise, berceau de la commedia dell’arte, Damiano Michieletto est sensible à la veine burlesque de la musique rossinienne. Il transpose l’action de cette « précaution inutile » dans une Séville contemporaine inspirée du cinéma d’Almodóvar. L’immeuble monumental de Bartolo, au sein duquel Figaro tourbillonne en électron libre, permet au metteur en scène de donner libre cours à son imagination déjantée. LE BARBIER DE SÉVILLE au cinéma