Rendez-vous du cinéma : Mia Madre

En partenariat avec la Maison des seniors de la ville de Saint-Denis. Ecran 1 MIA MADREde Nanni MorettiItalie-France/2015/couleur/1h47/VO sous-titréeavec Margherita Buy, John Turturro, Nanni Moretti, Giulia LazzariniCompétition officielle – Cannes 2015 Margherita est en plein tournage de son film. À ses questionnements d’artiste engagée se mêlent des angoisses d’ordre privé : sa mère est à l’hôpital, sa fille est en pleine crise d’adolescence et son frère, comme toujours irréprochable. Pour ne rien arranger, il lui faut de plus gérer l’égo et les humeurs de sa star américaine… Entre sentiment de culpabilité et peur de passer à côté de son film, Margherita parviendra-t-elle à se sentir à la hauteur de la situation ? Mia Madre est éblouissant d’émotion terrassante, de drôlerie, d’acuité sur l’Italie d’aujourd’hui !

Les écrans philosophiques : L’homme qui rétrécit

« Les paliers de la normalité ». Présenté par Céline Surprenant, maître de conférence associée à l’Université de Sussex. Céline Surprenant Ecran 2 L’HOMME QUI RETRECIT de Jack Arnold Etats-Unis/1957/NB/1h21/VO sous-titrée avec Grant Williams, Randy Stuart, Paul Langton   « The Incredible Schrinking Man (L’homme qui rétrécit) a tout d’un film américain de science-fiction des années 1950 où la science et ses errances occupent le premier rang : il fait allusion aux débats soulevés par l’usage des pesticides. Il renvoie aussi à l’emploi récent de la force nucléaire, avec en toile de fond la « guerre froide ». Il met en scène la science médicale et ses modèles d’explication. Enfin, sa réalisation implique des effets spéciaux. Mais le film a d’autres attraits. Loin de nous éloigner de la réalité, il présente une réflexion sur la manière dont l’humain s’adapte (ou non) à divers degrés de normalité. À chaque étape, Scott Carey demeure le même malgré ses variations de taille perçues grâce au changement d’échelle des objets domestiques. On peut y voir à la fois une allégorie de la montée de la société de consommation et la capacité unique du cinéma à produire ce qui est incroyable. »

Norte, la fin de l’histoire

Joaquin, un homme à la vie simple, est injustement emprisonné pour meurtre alors que le véritable assassin se déplace en toute liberté. Il commence à trouver la vie en prison plus supportable lorsque que lui arrive quelque chose d’étrange et de mystérieux. Lav Diaz Sid Lucero, Archie Alemania, Angeli Bayani, Mailes Kanapi, Mae Paner

Qui a tué Ali Ziri ?

Ali Ziri, un homme de 69 ans, décède le 11 juin 2009 après son interpellation par la police nationale à la suite d’un contrôle routier à Argenteuil. «Arrêt cardiaque d’un homme au coeur fragile», déclare le Procureur de Pontoise. Appuyant la famille qui vit en Algérie, un collectif d’Argenteuillais demande une contre-expertise. Deux mois plus tard l’institut médico-légal révèle 27 hématomes sur le corps d’Ali Ziri. Pendant cinq années, le cinéaste a suivi les pas de ceux qui demandent « Justice et vérité » après cette mort, ignorée des médias, mais que certains considèrent comme un lynchage digne des pires périodes de l’histoire. Au-delà d’une affaire de justice, Luc Decaster s’est attaché à représenter ce qu’une telle affaire suscite à l’intérieur d’une ville de banlieue ordinaire. Le cinéaste suit les échanges dans les rues de la ville, les entretiens avec les avocats dans les palais de justice, mais aussi les réunions internes du collectif « Vérité et justice pour Ali Ziri ». Au fi l de la dramaturgie du fi lm, des retournements de situations et de nouveaux espoirs, se révèlent des personnalités étonnantes d’ingéniosité. Par-delà les échanges, le fi lm interroge la justice française et ses incohérences lorsque des policiers sont mis en cause. Luc Decaster

PROJET AMOS GITAI

4 novembre 1995. Yitzhak Rabin, Premier ministre israélien, l’homme des accords d’Oslo et Prix Nobel de la paix, est assassiné sur la place des Rois d’Israël à Tel Aviv après un long discours contre la violence et pour la paix. Son assassin : un étudiant juif religieux d’extrême droite. Vingt ans après, le cinéaste Amos Gitaï revient sur cet événement traumatisant avec un nouvel éclairage. Replaçant l’assassinat dans son contexte politique et sociétal, Le dernier jour d’Yitzhak Rabin mêle reconstitutions fictives et images d’archives afin d’offrir un véritable thriller politique. Amos Gitaï Ischac Hiskiya, Pini Mitelman, Tomer Sisley, Michael Warshaviak, Einat Weizman

Béliers

Le film est présenté à Un Certain Regard au Festival de Cannes 2015 Dans une vallée isolée d’Islande, deux frères qui ne se parlent plus depuis quarante ans vont devoir s’unir pour sauver ce qu’ils ont de plus précieux : leurs béliers. Grímur Hákonarson Sigurður Sigurjónsson, Theodór Júlíusson, Charlotte Bøving, Gunnar Jónsson, Jon Benonysson

AU ROYAUME DES SINGES

Au cœur d’anciennes ruines antiques perdues en pleine jungle d’Asie, vit Maya, une jeune macaque à toque pleine de ressources bien décidée à aider son petit à se faire une place dans ce monde. La vie peut s’avérer belle, la nourriture abondante et la sécurité assurée si tant est que l’on soit né au plus haut de l’échelle sociale. Mais pour ce nouveau-né et sa mère, la lutte est quotidienne. Il leur faudra beaucoup d’ingéniosité, de travail et un peu de chance pour espérer changer leur place dans le monde. Mark Linfield Claire Keim

Joe Hill

En 1902, deux immigrants suédois, Joel et Paul Hillstrom, arrivent aux Etats-Unis. Ils doivent faire face aux amères réalités, une langue nouvelle et l’effroyable pauvreté qui règne dans les quartiers de l’East Side à New-York. Paul quitte la ville, Joel y reste, amoureux d’une jeune Italienne. Mais l’aventure est de courte durée. Rien ne le retenant à New-York, Joel, devenu Joe Hill, se met en route vers l’Ouest pour retrouver son frère. Bo Widerberg Thommy Berggren, Anja Schmidt, Kelvin Malave, Evert Anderson, Cathy Smith

Le Caravage

Chaque jour, de bon matin, Bartabas travaille son cheval préféré Caravage. Tous les deux ont une conversation silencieuse où chacun guide l’autre. Atteindront-ils une certaine perfection qui les autorise à se présenter devant un public ? Traverser les pépins de santé, se remettre de séances ratées, s’affiner, goûter la joie d’un sans faute. Le cinéaste est admis à être témoin de cette intimité. A la longue, c’est la naissance d’un trio où les coeurs sont ensemble. Le spectateur en fera peut-être un quatuor. Alain Cavalier Bartabas