LA BELLE SAISON

1971. Delphine, fille de paysans, monte à Paris pour s’émanciper du carcan familial et gagner son indépendance financière. Carole est parisienne. En couple avec Manuel, elle vit activement les débuts du féminisme. Lorsque Delphine et Carole se rencontrent, leur histoire d’amour fait basculer leurs vies. Catherine Corsini Cécile de France, Izïa Higelin, Noémie Lvovsky, Kévin Azaïs, Laetitia Dosch

Présentation de saison 2015-2016

Nous vous donnons rendez-vous pour une journée de découvertes et de rencontres dans le plaisir partagé du cinéma ! Nous vous présenterons notre saison 2015-2016, comme toujours riche en événements, auxquels viennent s’ajouter des rendez-vous explorant les ressources du numérique. Ecran 1 Déroulement de la journée 15H - CINÉ-GOÛTER : PETITES CASSEROLES (avant-première)Présentation de la saison pour le jeune public avant la séanceAllemagne-France-Irlande-Russie-Suède/2015/couleur/41′/VF six courts métrages d’animationLes Cadeaux d’Aston (9′)Peur de voler (9′)La Petite Casserole d’Anatole (6′)La Taupe au bord de la mer (5′)La Promenade d’un distrait (7′)Les Agneaux (5′) Six petits chefs-d’œuvre primés, six histoires d’enfance tendres et rocambolesques à découvrir.tarif famille : 3,50 euros 18H - EL ABRAZO DE LA SERPIENTE (avant-première)(Le Baiser du serpent)de Ciro GuerraColombie-Vénézuela-Argentine/2015/N&B/2h05/vostfravec Jan Bijvoet, Antonio Bolivar, Nilbio TorresQuinzaine des réalisateurs – Cannes 2015Karamakate, chaman amazonien, dernier survivant de son peuple, vit isolé dans la jungle. Il est devenu un chullachaqui, coquille vide sans émotions ni souvenirs. Un ethnobotaniste américain débarque, un jour, dans sa tanière, à la recherche d’une mystérieuse plante hallucinogène… 20H15 – BUFFET APÉRITIF : par l’association Even’ Tag 20H45 – PRÉSENTATION DE LA SAISON PAR L’ÉQUIPE DE L’ÉCRANSuivie de l’avant-première de MIA MADRE de Nanni MorettiItalie-France/2015/couleur/1h47/vostfravec Margherita Buy, John Turturro, Nanni MorettiMargherita est en plein tournage de son film. À ses questionnements d’artiste engagée se mêlent des angoisses d’ordre privé : sa mère est à l’hôpital, sa fille en pleine crise d’adolescence et son frère comme toujours irréprochable. Parviendra- t-elle à se sentir à la hauteur de la situation ?

The other side (avant-première)

Rencontre avec le réalisateur Roberto Minervini à l’issue de la projection. Roberto Minervini Ecran 2 THE OTHER SIDEFrance-Italie/2015/couleur/1h32/vostfravec Mark Kelly, Lisa Allen, James Lee MillerUn certain regard – Cannes 2015 Dans un territoire invisible, aux marges de la société, à la limite entre l’illégalité et l’anarchie, vit une communauté endolorie qui fait face à une menace : celle de tomber dans l’oubli. Des vétérans désarmés, des adolescents taciturnes, des drogués qui cherchent dans l’amour une issue à leur dépendance, des anciens combattants des forces spéciales toujours en guerre avec le monde, des jeunes femmes et futures mères à la dérive… Dans cette humanité cachée, s’ouvrent les abysses de l’Amérique d’aujourd’hui. Minervini, qui a vécu dans ce quartier, applique une méthode qui le situe aux marges du documentaire et de la fiction. Comme pour son précédent film, Le Cœur battant, il procède à un travail d’immersion, mais aussi de composition. La description d’une réalité, aussi misérable soit elle, ne fait pas l’économie d’un sens du cadre et de la lumière qui, loin d’esthétiser ou de filtrer malhonnêtement la misère et la détresse humaine, nous les restitue dans leur terrible vérité. Un constat terrifiant pour un film qui oscille sans cesse entre horreur et douceur, violence et poésie.

Les Mille et une nuit (l’intégrale)

Les trois volumes vous sont proposés dans leur continuité au cours d’une journée d’enchantement ! Ecran 2 Les Mille et Une Nuits de Miguel Gomes Portugal-France-Allemagne-Suisse/2015/couleur/scope Quinzaine des réalisateurs – Cannes 2015   « Une grande œuvre populaire sur notre besoin de fiction. » Miguel Gomes   Volume 1 – L’Inquiet (2h05/vostfr) Dans un pays d’Europe en crise, le Portugal, un réalisateur se propose d’écrire des fictions inspirées de la misérable réalité dans laquelle il est pris. Mais incapable de trouver un sens à son travail, il s’échappe lâchement et donne sa place à la belle Schéhérazade. Il lui faudra bien du courage et de l’esprit pour ne pas ennuyer le Roi avec les tristes histoires de ce pays ! Alors qu’au fil des nuits l’inquiétude laisse place à la désolation et la désolation à l’enchantement, elle organise ses récits en trois volumes. Elle commence ainsi : « Ô Roi bienheureux, on raconte que dans un triste pays parmi les pays… »   Volume 2 – Le Désolé (2h11/vostfr) avec Crista Alfaiate, Chico Chapas, Gonçalo Waddington Où Schéhérazade raconte comment la désolation a envahi les hommes : « Ô Roi bienheureux, on raconte qu’une juge affligée pleurera au lieu de dire sa sentence. Un assassin en fuite errera plus de quarante jours échappant aux gendarmes. En se souvenant d’un olivier millénaire, une vache blessée dira ce qu’elle aura à dire et qui est bien triste ! Les habitants d’un immeuble de banlieue, entourés de morts et de fantômes, diront leurs histoires d’amour, de solitude et de misère… ». Et le jour venant à paraître, Schéhérazade se tait. « Quelles histoires ! C’est sûr qu’en continuant ainsi, ma fille va finir décapitée !» pense le Grand Vizir dans son palais de Bagdad.   Volume 3 – L’Enchanté (2h05/vostfr) avec Crista Alfaiate, Carlotto Cotta, Guo Jing Jing En sortie nationale Où Schéhérazade doute de pouvoir encore raconter des histoires qui plaisent au Roi, tant ses récits pèsent trois mille tonnes. Elle s’échappe du palais et parcourt le Royaume en quête de plaisir et d’enchantement. Son père, le Grand Vizir, lui donne rendez-vous dans la Grande Roue. Et Schéhérazade reprend : « Ô Roi bienheureux, quarante ans après la Révolution des Œillets, dans les anciens bidonvilles de Lisbonne, il y avait une communauté d’hommes ensorcelés qui se dédiaient, avec passion et rigueur, à apprendre à chanter à leurs oiseaux… ». Et le jour venant à paraître, Schéhérazade se tait.

À chacun son cinéma : Vice Versa

Notre collaboration avec l’association La Palpe évolue : les rendez-vous sont désormais les samedis après-midi et alors que les enfants sont accueillis par Anne-Laure Bennarosh, leurs parents peuvent se rendre dans l’autre salle pour y voir un autre film. Anne-laure Bennarosh Ecran 1 Déroulement pour les enfants :   16H15 : VICE VERSA (projection suivie d’une petite discussion) de Pete Docter Etats-Unis/2015/couleur/1h34/VF/animation Dans la tête de la petite Riley, onze ans, cinq Émo- tions sont au travail. À leur tête, Joie, débordante d’op- timisme et de bonne humeur, veille à ce que Riley soit heureuse. Peur se charge de la sécurité, Colère s’as- sure que la justice règne, et Dégoût empêche Riley de se faire empoisonner. Quant à Tristesse, elle n’est pas très sûre de son rôle. Lorsque la famille de Riley démé- nage dans une grande ville, les Émotions ont fort à faire pour guider la petite fille durant cette difficile transition. Quelle magnifique idée de scénario ! Dans la tête de Riley ces cinq émotions vont prendre tour à tour le contrôle, avec un seul but : tout faire pour que la per- sonne qu’elles gouvernent s’en sorte au mieux. Et par- fois, Peur ou Tristesse l’emportent malgré elles. Un beau film un peu complexe, à voir sans modération.   18H30 : sortie de la séance     Déroulement pour les parents :    16H30 : WHILE WE’RE YOUNG de Noah Baumbach Etats-Unis/2015/couleur/1h37/Vostfr avec Ben Stiller, Naomi Watts, Adam driver Josh et Cornelia, la quarantaine, sont heureux, bien que sans enfant. Sur le montage de son nouveau documentaire, Josh rencontre Jamie et Darby, un jeune couple aussi libre que spontané qui apporte au quadragénaire fatigué une bouffée d’oxygène. Rapi- dement, Josh et Cornelia délaissent les amis de leur âge pour fréquenter ces jeunes cools, branchés et dés- inhibés… Josh avoue à Jamie, de vingt ans son cadet, qu’avant de le connaître, il n’éprouvait plus que nos- talgie et désintérêt. Cette relation peut-elle engendrer une seconde jeunesse ? Le nouvel opus du jeune réalisateur de l’adorable et très brillant Frances Ha. Alors, à ne pas manquer !   18H10 : sortie de la séance