HOLY FIELD HOLY WAR

Rencontre avec Lech Kowalski à l’issue de la projection. Ecran 2 HOLY FIELD HOLY WAR DE LECH KOWALSKIFrance-Pologne/2013/couleur/1h45/VO sous-titrée/documentaire Prix Georges de Beauregard international – Prix du Groupement National des Cinémas de Recherche (GNCR)   Partout dans le monde, les petits agriculteurs sont menacés. Leur lutte pour survivre se fait loin des caméras et des médias. En Pologne, un pays où plus de 60% de la surface est occupée par l’agriculture, de nouveaux acteurs sont en compétition pour s’accaparer les terres. Ce qui se passe en Pologne est un avertissement à prendre au sérieux. Cousin documentaire du Promised Land de Gus van Sant, le somptueux Holy Field Holy War, qui démontre, s’il en était encore besoin, que le souffle du cinéma, la puissance romanesque et l’ampleur de la mise en scène ne sont pas l’apanage de la fiction, dénonce l’usage de l’agriculture intensive ainsi qu’une forme d’invasion industrielle connue sous le nom de « fracturation hydraulique ». Les compagnies multinationales en Pologne sont des envahisseurs, pour la plupart invitées par le gouvernement qui leur brade les terres du pays considéré comme le futur eldorado européen du gazde schiste. « Lech Kowalski use de sa caméra comme le poète de sa plume. Il donne sa place au temps et laisse monter l’inquiétude de ces femmes et de ces hommes polonais qui voient leurs villages et leurs communautés mis en danger par l’arrivée d’une agriculture industrielle productiviste massive qui dépasse leur entendement. L’arrivée des camions de vibreurs, à la recherche de gaz de schiste, au milieu de cesvillages, détruit littéralement les fondations de ces gens. Maisons fendues, rêves lézardés… De la caméra de Kowalski jaillit cette contradiction frontale entre deux mondes, celui où le temps c’est de l’argent et celui où le temps c’est la vie. » José Bové

CHALVET, LA CONQUÊTE DE LA DIGNITÉ

Rencontre avec Camille Mauduech à l’issue de l’unique projection Ecran 2 Rencontre avec Camille Mauduech à l’issue de l’unique projection   CHALVET, LA CONQUÊTE DE LA DIGNITÉ DE CAMILLE MAUDUECHFrance/2013/couleur/1h50/VO sous-titrée/Documentaire   Années 1970, “le temps des gauchistes” se prépare en Martinique. Mai 1968 et le conflit sinosoviétique ont fait leurs oeuvres dans le coeur des jeunes étudiants antillais. Le développement urbain et la “modernité” ont envoyé aux oubliettes les campagnes et leurs ouvriers agricoles. Alors que le terrain des luttes syndicales est concentré sur la ville aux mains des syndicats incontestables et péremptoires, l’aire de lancement des jeunes militants maoïstes sera la campagne laissée à l’abandon, qui installent dans une relative clandestinité l’école de la conscience politique dans les quartiers des ouvriers agricoles du Nord de la Martinique.

Ciné-goûter : L’ÎLE DE BLACK MOR

en partenariat avec ET MOI ALORS? programmation du TGP et de la Ville de Saint-Denis, autour de la pièce Le Passage du Cap Horn (présentée au TGP mercredi 21 mai à 15 heures et samedi 24 mai à 16 heures). Ecran 2 L’ÎLE DE BLACK MOR DE JEAN-FRANÇOIS LAGUIONIEFrance/2004/couleur/1h25/dessin animé   tarif famille : 3,50€ pour tous !   1803, quelque part en Cornouailles. À quinze ans, le Kid ignore tout de son passé, jusqu’à son identité. Il a été placé dans un orphelinat géré d’une main de fer par un directeur despotique. Le seul plaisir du Kid est d’entendre les histoires de pirates qui circulent abondamment. Selon l’une d’elles, Black Mor, le plus terrible de tous les corsaires, a caché un trésor inestimable sur une île perdue. Quand il tombe par hasard sur la carte de cet endroit secret, le Kid décide de s’échapper et de partir à sa recherche. Il rencontre alors deux pilleurs d’épaves, Mac Gregor et La Ficelle, avec qui il décide de voler un navire.   Jean-François Laguionie est célèbre dans le monde de l’animation française depuis Gwen le livre de sable, une merveille, hélas méconnue, et le Château des singes, plus inégal. L’Île de Black Mor s’inspire des récitsd’aventures maritimes et a un côté BD très réjouissant. À découvrir.   à partir de 9 ans.

Ciné-goûter PANORAMA : ZARAFA

Ciné-goùuter PANORAMA ZARAFA DE RÉMI BEZANÇON ET JEAN-CLAUDE LIEà partir de 6 ans Ecran 1 dimanche 11mai à 14:00 Ciné-goûter à l’issue de la projection, dans le cadre de la 9e édition du Panorama des cinémas du Maghreb et du Moyen-Orient   ZARAFA DE RÉMI BEZANÇON ET JEAN-CLAUDE LIEFrance/2011/couleur/1h18/animation à partir de 6 ans   Un vieil Africain raconte l’histoire de l’amitié d’un petit garçon de dix ans, Makiet d’une girafe orpheline, Zarafa, cadeau du Pacha d’Égypte au roi de FranceCharles X. Hassan, un prince du désert, est chargé par le pacha d’accompagnerZarafa jusqu’en France. Mais Maki, bien décidé à ramener la girafe sur sa terrenatale, va les poursuivre quoi qu’il arrive…   Librement inspiré de l’histoire vraie de Zarafa, la première girafe de France. À la foiscarnet de voyage et conte, le film séduit par un dessin luxuriant et très élaboré, maisaussi par un souffle d’aventures qui convoque l’univers de Jules Verne, où l’on circulede chameau à montgolfière en passant par les bateaux de pirates.   tarif famille : 3,50€ pour tous !