La Poussière du temps

Le film posthume de Théo Angelopoulos mêle avec grâce les grands sentiments aux crises de l’histoire et certaines séquences sont d’une beauté poignante. La distribution, quant à elle, est somptueuse. Théo Angelopoulos Willem Dafoe, Bruno Ganz, Michel Piccoli, Irène Jacob La Poussière du Temps Bande Annonce

LES AMANTS PASSAGERS

Almodovar renoue ici avec la veine des années 1980. Liberté de ton et légèreté de style composent un délicieux petit film à déguster tout sourires. Ici on s’envoie en l’air dans tous les sens du terme, les dialogues fusent, à la fois très crus et très tendres. Le trio de stewards, «folles» magnifiques obsédées par le cul, est irrésistible. Almodovar aime les hommes mais il aime aussi beaucoup les femmes. Pedro Almodovar Antonio Banderas, Penelope Cruz, Hugo Silva, Cecilia Roth, Antonio de la Torre, Lola Duenas, Miguel Angel Silvestre, Javier Camara Les Amants Passagers de Pedro Almodovar

Inch’Allah

Anaïs Barbeau-Lavalette, cinéaste québécoise, a suivi de très près la production du film de Denis Villeneuve, Incendies, dont elle réalise le making off, Se souvenir des cendres – regards sur Incendies. Anaïs Barbeau-Lavalette a développé une relation passionnelle avec la Palestine qu’elle a découvert lors du tournage d’un de ses documentaires précédents : «J’ai eu comme un appel, un réel coup de foudre, avec tout ce que ça peut avoir d’ambigu et j’ai décidé d’y retourner pour une plus longue période. J’y ai étudié la politique et l’arabe. Je m’y suis fait des amis. J’ai commencé à écrire le scénario d’Inch’Allah là-bas et la plupart des personnages sont inspirés de personnes réelles.» La force d’Inch’Allah est d’abord dans sa vérité documentaire : saignée du mur de séparation, paysages dévastés, villages détruits, vies anéanties, populations déplacées, camps de réfugiés comme écoles de la haine, ordinaire quotidien des violences et des humiliations. Anaïs Barbeau-Lavalette Evelyne Brochu, Sabrina Ouazani, Sivan Levy, Yousef Sweid, Zorah Benali, Carlo Brandt, Ahmad Massad

Jappeloup

Au début des années 1980, abandonnant sa carrière d’avocat, Pierre Durand revient à sa passion, le saut d’obstacle. Soutenu par son père, il mise tout sur un jeune cheval auquel personne ne croit vraiment : Jappeloup. Trop petit, trop caractériel, trop imprévisible, mais des aptitudes remarquables. De compétition en compétition, le duo s’impose dans le monde de l’équitation. Mais les JO de Los Angeles sont un terrible échec et Pierre prend alors conscience de ses faiblesses. Avec l’aide de Nadia, sa femme, et de Raphaëlle, la groom du cheval, Pierre va regagner la confiance de Jappeloup et construire une relation qui va les mener aux JO de Séoul en 1988. Tous les ingrédients du film populaire sont là et Guillaume Canet, cavalier émérite, auteur du scénario, en assure lui-même toutes les séquences équestres. Christian Duguay Guillaume Canet, Marina Hands, Daniel Auteuil, Marie Bunel, Jacques Higelin, Lou de Laâge Jappeloup Bande Annonce du film avec Guillaume Canet (2013)

Journée internationale des Roms / Le terrain

dans le cadre de la Journée internationale des Roms ce film a bénéficié de l’Aide au film court, le dispositif de soutien à la création, à la production et à la diffusion du Département de la Seine-Saint- Denis Présentation en avant-première suivie d’une rencontre avec le réalisateur La soirée se conclura autour d’un verre.   LE TERRAIN DE BIJAN ANQUETIL France/2012/couleur/41’/documentaire Un “terrain” à Saint-Denis. Pendant un an, entre deux expulsions, le film suit la vie quotidienne de quelques familles roms. Peu à peu un monde se recrée, un chez-soi, une intimité, la vie reprend son cours… Loin du tumulte de la grande ville. « Depuis deux ans, j’ai eu l’occasion de suivre une famille de Roms roumains installée à Saint-Denis. Notre rencontre date d’avant la vague d’expulsions de l’été 2010, qui n’est d’ailleurs qu’un nouvel épisode, peut-être plus spectaculaire et médiatique que les autres, d’une série d’expulsions depuis leur arrivée en France. Peu à peu j’ai commencé à filmer la vie quotidienne d’une famille à laquelle je rends régulièrement visite. La confiance s’est installée sur la base de services mutuels et d’une sympathie grandissante. J’ai eu le sentiment d’assister à la naissance d’un petit monde. J’ai voulu montrer comment, malgré la précarité de la situation, cette communauté arrive à se créer un chez-soi. Parfois même une certaine douceur de vivre ensemble. » Bijan Anquetil BIJAN ANQUETIL Ecran 2