Elefante Blanco

Le « bidonville de la Vierge » dans la banlieue de Buenos Aires. Julian et Nicolas, deux prêtres et amis de longue date, œuvrent pour aider la population. Julian se sert de ses relations politiques pour superviser la construction d’un hôpital. Nicolas le rejoint après l’échec d’un projet qu’il menait dans la jungle, où des forces paramilitaires ont assassiné les habitants. Profondément choqué, il trouve un peu de réconfort auprès de Luciana, une jeune assistante sociale, athée et séduisante. Alors que la foi de Nicolas s’ébranle, les tensions et la violence entre les cartels dans le bidonville augmentent. Quand le ministère ordonne l’arrêt des travaux pour l’hôpital, c’est l’étincelle qui met le feu aux poudres Pablo Trapero Ricardo Darin, Jérémie Renier, Martina Gusman, Miguel H. Arancibia, Federico Barga

Camille Claudel 1915

Bruno Dumont poursuit son exploration de l’ambivalence humaine, entre animalité et grâce, en s’attachant cette fois à la sculpteuse Camille Claudel, l’année 1915, celle de son internement par sa famille. C’est la comédienne Juliette Binoche qui l’incarne, tout à la fois en retenue et en silence, gestes répétitifs de la vie monacale, observation du monde qui l’entoure et vie intérieure que l’on devine toujours intense et passionnée. « Ce que j’aime assez, c’est qu’on ne sait rien sur sa vie, rien sur son internement, hormis le journal médical. Et l’idée d’écrire un scénario avec rien, ça me plaisait. Je fais un film avec quelqu’un qui passe son temps à ne pas faire grand-chose et ça me plaisait, cinématographiquement (…) ce n’est pas la peine de raconter toute la vie de quelqu’un. En quelques secondes on peut dire la vérité*. » La  force du film tient en la capacité du cinéaste à exprimer la réalité de l’internement avec simplement les outils du cinéma : plan-séquence, lent travelling, plan fixe, jamais de fioritures. Il filme également de splendides portraits de femme, celui de Camille Claudel bien sûr mais aussi de toutes ces femmes qui l’environne dans l’hôpital. Hormis Juliette Binoche, les autres femmes sont de vrais patientes, malades mentales contemporaines qui disent quelque chose d’ancien. De vraies infirmières campent également les sœurs qui s’occupent des malades. « Elles nous ont aidés, elles ont fait de la mise en scène en plus, elles étaient là, elles les plaçaient, elles les tenaient, les poussaient, elles ont participé à la mise en scène* ». Après, c’est la méthode Dumont qui fait la différence, découpage précis et strict pour mieux laisser place à une forme d’improvisation. Un film touché par la grâce, sublime et bouleversant. Bruno Dumont Juliette Binoche, Jean-Luc Vincent, Robert Leroy, Emmanuel Kauffman, Marion Keller

Syngué Sabour – Pierre de patience

Au pied des montagnes de Kaboul, un héros de guerre gît dans le coma ; sa jeune femme à son chevet prie pour le ramener à la vie. La guerre fratricide déchire la ville ; les combattants sont à leur porte. La femme doit fuir avec ses deux enfants, abandonner son mari et se réfugier à l’autre bout de la ville, dans une maison close tenue par sa tante. De retour auprès de son époux, elle est forcée à l’amour par un jeune combattant. Contre toute attente, elle se révèle, prend conscience de son corps, libère sa parole pour confier à son mari ses souvenirs, ses désirs les plus intimes… Jusqu’à ses secrets inavouables. L’homme gisant devient alors, malgré lui, sa « syngué sabour », sa pierre de patience – cette pierre magique que l’on pose devant soi pour lui souffler tous ses secrets, ses malheurs, ses souffrances… Jusqu’à ce qu’elle éclate ! Atiq Rahimi Golshifteh Farahani, Hamidreza Javdan, Hassina Burgan, Massi Mrowat

Wanda

Mariée à un mineur et mère de deux enfants, Wanda vit coincée entre la grisaille de sa vie familiale et la tristesse des terrils pennsylvaniens. Tournant une page de sa vie, elle décide de partir et se lie à un petit gangster, Mr Dennis. Pour la première fois de sa vie, elle croise l’ambition. Barbara Loden Barbara Loden, Michael Higgins, Dorothy Shupenes, Jérôme Thier

Sugar Man

Au début des années 1970, Sixto Rodriguez, alias Jesus, chanteur-guitariste d’origine mexicaine, enregistre à Detroit deux albums de folk-rock : Cold Fact puis Coming from Reality. En dépit d’un talent d’auteur acéré, proche de Dylan, d’arrangements inspirés des Beatles et d’une voix chaude à la Neil Diamond, c’est un échec public retentissant… à tel point qu’on raconte que le musicien se serait suicidé sur scène. Plus personne n’entendit parler de Rodriguez. Sauf en Afrique du Sud où, sans qu’il le sache, son disque devint un symbole de la lutte contre l’Apartheid. Des années plus tard, deux fans du Cap partent à la recherche de «Sugar Man». Ce qu’ils découvrent est une histoire faite de surprises, d’émotions et d’inspiration. LE film événement du moment que s’arrachent les spectateurs ! Malik Bendjelloul Sixto Díaz Rodríguez, Stephen Segerman, Dennis Coffey, Mike Theodore, Dan Dimaggio

Dans la brume

«Il y a des situations qui ne peuvent pas trouver de dénouement à cause d’une totale incompréhension et d’une suite d’événements qui annihilent toute justification et empêchent tout dialogue. Il n’y a d’issue que sacrificielle. C’est à ce type d’histoire que nous avons affaire. Le chemin que parcourt le héros avant de comprendre qu’il est irrémédiablement condamné et, par voie de conséquence, de comprendre l’état des choses, est le cœur même de ce film.» Sergeï Loznitsa «Dans la brume est un anti film de guerre, tant il nous refuse le plaisir louche du spectateur boucher, chose rarissime y compris dans les films anti bellicistes. La compensation est à la hauteur de notre frustration. Dans la brume est une splendeur, terrassant de beauté et d’intelligence. Le sentiment éprouvé devant les films de Loznitsa rappelle tout ce qui a toujours bouleversé les cinéphiles dans la grande école du cinéma soviétique, aujourd’hui bien mal en point : son humanisme vibrant mis au service d’un lyrisme saturé de mélancolie.» Le Monde «Avec une rigueur de chaque plan-séquence (pas un n’est inutile), Loznitsa invite à un envoûtant voyage sensoriel qui est aussi une réflexion jamais didactique sur la culpabilité, la trahison, le remords et le courage. Dans cette forêt monde, ce no man’s land métaphorique d’une humanité renvoyée à l’essentiel, le cinéaste bâtit un grand film où le fond et la forme, indissociables, répondent à une même nécessité.» Positif Sergei Loznitsa Vladimir Svirskiy, Vladislav Abashin, Sergeï Kolesov, Vlad Ivanov, Julia Peresild

Hitchcock

Réaliser un biopic sur celui qui avait tant su jouer de son image était plutôt risqué… mais le pari est gagné : porté par la force de conviction de ses acteurs, par une mise en scène inventive et un esprit malicieux, Hitchcock, qui nous entraîne dans les coulisses de Psychose, est une belle réussite et un hommage émouvant. Sacha Gervasi Anthony Hopkins, Helen Mirren, Scarlett Johansson, Danny Huston, Toni Collette

HOTEL TRANSYLVANIA

s:28: »a:2:{i:0;s:0: »";i:1;s:0: »";} »; Genndy Tartakovsky Adam Sandler, Andy Samberg, Selena Gomez, Kevin James, Fran Drescher