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Quinzaine des réalisateurs – Festival de Cannes 2004 Un été, au Kremlin-Bicêtre, deux histoires se télescopent en un feu d’artifice tragi-comique. Un réalisateur et ses comédiens, n’arrivant pas à terminer leur film, refusé à l’avance sur recettes, décident d’assassiner les membres de la commission. Seul le président en réchappe. Non loin de là, un mandrin moderne et muet, juché sur ses rollers, vole l’argent des riches pour le donner aux pauvres… A vot’ bon cœur, film solaire, miracle d’équilibre entre la bouffonnerie et le pathétique, signe le retour tant attendu de Paul Vecchiali, ce cinéaste précieux à l’univers si singulier, après plusieurs années de silence créatif faute de moyens pour tourner. Quelques propos du cinéaste, parmi ceux recueillis par Emile Breton pour L’Humanité : « (…) J’ai rarement vu autant de bonheur sur un tournage. Le soir, à 23 heures, tous étaient là chez moi, puisque ma maison est aussi mon studio et quand je leur disais qu’il me fallait dormir, ils ne bougeaient plus, heureux d’être ensemble. (…) J’ai eu une chance inouïe. Trente-cinq ans de bonheur professionnel, dans une indépendance totale. Ce qui, d’ailleurs, a fait grincer des dents. On ne pardonne pas à quelqu’un d’être indépendant, de ne pas avoir de dettes, de ne pas pleurnicher. Et ces trente-cinq années, je les dois à Diagonale. On a mis fin à l’aventure en 1998. Je venais de subir une opération, et là, j’ai eu peur de la dégradation physique. Alors, oui, vraiment, A vot’ bon cœur a été une renaissance. » Paul Vecchiali |