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MALCOLM X Précédé du film L.B.J
un film réalisé par Spike Lee
avec Denzel Washington, Angela Bassett, Albert Hall, Al Freeman, Spike Lee


Année de réalisation : 1992
Origine : Etats-Unis
Durée : 3h21
Public : Tout public
Format : Couleur
L’intérêt de Malcolm X réside dans un étrange jeu d’identification : comment porter une croix, le destin d’un personnage charismatique, comment l’incarner aujourd’hui pour parler en son nom et au nom de la communauté noire américaine ? Spike Lee s’est placé face à son héros comme un apôtre devant son Christ. Spike reçoit le « don de la langue » du prophète, et à son tour, parle, convainc, porte le charisme, subjugue les foules []

« Parler la langue » c’est proposer un récit des origines à une communauté à la mémoire défaillante (pour le jeune Black American, Malcolm X et les années 50-60 font à peu près figure de Genèse) ; être « prophète », c’est savoir communiquer (et Spike Lee est un expert en la matière, appuyé sur son aura de bouc émissaire comme sur ses tee-shirts, ses blousons, ses casquettes et ses livres-albums), ce qui, comme l’avait bien compris Scorsese dans La Dernière Tentation du Christ, est une manière moderne de crucifixion médiatique.

Malcolm X possède cette ambition : forger une mythologue sacrée. On y retrouve les passages initiatiques et la forme biblique du récit (l’expérience du mal, la rédemption la quête du pouvoir, la trahison, la mort, la postérité), on y retrouve une utilisation des foules, de l’espace et du temps fondée sur la démesure épique.

Antoine de Baecque, Cahiers du cinéma, n°464, février 1982

 

Précédé du film 

L.B.J.

De Santiago Alvarez
Cuba
/1968/couleur et noir et blanc/18'/vidéo/inédit

Si je devais recommander le court-métrage par excellence que les jeunes cinéastes doivent étudier, ce serait probablement LBJ.

LBJ, tourné en 68 est une satire du Président Lyndon B. Johnson, une des cibles préférées d’Alvarez. Il comporte trois sections, qui correspondent aux initiales de Johnson : L pour Martin Luther King, B pour Bobby Kennedy et J pour Jack Kennedy. Alvarez implique Johnson dans ces trois assassinats, décrivant sa présidence comme le point culminant d’une histoire de la corruption socio-politique.

Derek Malcolm, The Guardian, 17/06/1999

 

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SiteWeb par Cyril Pereira