CHERCHER UN FILM

COUP DE COEUR

INCEPTION

Cinéma L’ECRAN
14, passage de l’Aqueduc
93200 SAINT DENIS
tel : 01 49 33 66 88

NEWSLETTER

MUHAMMAD ALI THE GREATEST
un film réalisé par William Klein
avec


Année de réalisation : 1964
Origine : France
Durée : 2h
Public : Tout public
Format : couleur et noir et blanc
En 1964, Cassius Clay devient champion du monde des poids lourds. Une date dans l'histoire du sport, et surtout une date dans l'histoire de la prise de conscience des Noirs aux Etats-Unis. Dix ans apres, le 30 octobre à Kinshasa, Zaire, il va se mesurer a l'imbattable démolisseur, George Foreman.
Sa victoire sur Sonny Liston, en 1964, pour le championnat du monde des poids lourds, est celle d'un Noir qui revendique son identité sur un autre Noir qui ne cherche qu'à s'intérgrer dans la société blanche et respectable. Sa célébrité grandit avec la montée de la conscience politique dans les ghettos aussi bien que sur les campus.
A l'époque, William Klein avait réalisé un moyen métrage sur ce match hors série. S'il a éprouvé le besoin de le compléter, c'est que Cassius Clay, devenu Muhammad Ali, a refait parler de lui. En 1967, l'establishment avait trouvé le prétexte rêvé pour se débarasser de lui. Comme il refusait de partir au Vietnam, on lui avait retiré son titre et sa licence et on l'avait condamné à cinq ans de prison. Déchu, oublié, le champion attendait son heure. Après cinq ans de chômage et quelques matches guère convaincants, on le retrouve, l'an dernier, sur le ring pour reprendre son titre à l'actuel tenant, l'invaincu George Foreman.
Le match à lieu à Kinshasa, capitale du Zaïre. Le film qu'a tiré William Klein de ce match historique est aussi passionnant qu'un thriller. Interviews de Clay, de son entourage, de journalistes, reportages dans la rue, revue de presse, tous ces éléments se fondent pour constituer une radioscopie extraordinaire de l'événement dans toutes ses dimensions. Son film, bien sûr, doit beaucoup à la personnalité de Cassius Clay qui, aussi bien en 64 qu'aujourd'hui, faut preuve d'un humour délirant, doublé d'une lucidité politique peu commune sur ses frères de race. Au-delà de la boxe, le film de Wiliam Kelin présente, à dix ans d'intervalle, un témoignage plein d'enseignements sur le réveil des Noirs aus U.S.A. et l'évolution d'un pays de l'Afrique décolonisée.
Alain Rémond, Télérama, n°1317, 09/04/1975

Prochaine séances

Il n'y a pas de séance de prevues actuellement

Commentaire

Il y a actuellement 1 commentaire au sujet de ce film
Ecrire un commentaire
Lire le commentaire
SiteWeb par Cyril Pereira