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Musique : Carmine COPPOLA Quand les Greasers s’énervent les Socs n’ont qu’à bien se tenir. Ponyboy est un greaser, un prolo, même s’il frime moins que Dallas, son modèle avec quelques années de plus. Parce qu’ils ont dragué une fille des Socs, Ponyboy et Johnny ont des ennuis. Un type est tué, fuite des deux gosses, comment s’en sortir ? Outsiders revisite tout le cinéma de Nicholas Ray, avec une impudence, une franchise, une gaieté, qui font plaisir à voir. Ralph Macchio qui joue le petit Johnny, meurtrier par peur, hyper émotif, gamin, est un double parfait (et formidable) de Sal Mineo dans la Fureur de vivre. Surtout, il y a cette idée que tout, dans cette histoire, est bigger than life. Sans avoir pris de défonce ou de drogue particulière, les trois héros sont comme James Manson dans Derrière le miroir : ils voient tout plus gros. Plus grand que la vie, plus vite, plus speed. Avec cette idée qu’il y a des sentiments, des émotions qu’on éprouve qu’une fois. Outsiders est beau comme un poster en mouvement. Tragique comme un vieux rock sentimental. Louis Skorecki, Libération, 7 septembre 1983 Précédé de SCORPIO RISING DE KENNETH ANGER États-Unis/1963/couleur/28’/vostf Avec Bruce Byron, Ernie Allo, Frank Carifi, Steve Crandell, Johnny Dodds Une vision transcendée du mythe du motard américain. La machine comme totem, du jouet à la terreur. Thanatos en chrome et cuir noir. Dédié à Jack Parsons, Victor Childe, Jim Powers, James Dean, T. E. Lawrence, Hart Crane, Kurt Mann, à la Société des Spartans, aux Hell’s Angels et à toute la jeunesse attardée qui ne suivra jamais l’appel du Frère Amour. Kenneth Anger, in Filmmakers Cooperative catalogue n°6, New-York, 1975.
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