RENCONTRE AVEC MARC MARDER, COMPOSITEUR DU FILM SIDEWALK STORIES
Interprète et créateur multiforme Marc Marder, originaire de New York, vit actuellement à Paris. Après ses études de contrebassiste, il a été soliste de l’Ensemble intercontemporain sous la direction de Pierre Boulez. A la suite d’une tournée en Amérique, il décide d’aborder en indépendant les répertoires les plus variés.
Auteur de plusieurs pièces de concert et nombreuses musiques de scène et de film (notamment Sidewalk Stories, long métrage muet de Charles Lane, pour lequel il a remporté le Preis des Deutschen Schallplattenkritik de la meilleur musique de film en 1990 et Les Gens de la Rizière, Un Soir Après La Guerre et S21, la Machine de Mort Khmère Rouge et ‘Les Artistes du Théâtre Brulé’ de Rithy Panh, dans les sélections officielles du Festival de Cannes en 1994, 1998,2003 et 2005). En 2003 il a reçu le prix de la Musique de la Fiction Française au Festival International de Luchon pour sa partition du film ‘La Tranchée de l’Espoir’ de Jean-Louis Lorenzi. Il travaille également avec Claude Goretta, Caroline Huppert, Henri Helman, Nicole Garcia, Charlotte de Turckheim….
TABLE RONDE ET CONCERTS le Vendredi 06 Février 2009
projection du film BEAT STREET suivie d'une table ronde:
Le rap français doit-il (et peut-il) devenir adulte comme son aîné américain ?Table ronde animée par Grégory Protche, journaliste à l’Affiche, Radikal et Get Busy, les trois titres phares de la presse rap française.
En présence de : BAMS, rappeuse, auteur, compositrice et interprète; BATSH, créateur d’images en tout genre, illustrateur, infographiste, graffiti artiste, passionné de culture hip-hop; D’ DE KABAL, artiste musicien, rappeur, slameur, cofondateur du groupe Kabal en 1993, qui tournera avec Assassin de 1995 à 1997 et metteur en scène de théâtre; MIKE LADD, poète et rappeur américain, expérimentateur sonore, il appartient à la longue lignée des paroliers et des Maîtres de Cérémonie (MCs) de la culture afro-américaine; VICELOW, rappeur, personne n’aura oublié son sensuel couplet dans la chanson “Angela” de son ancien groupe le Saïan Supa Crew; à présent en solo, il y a peu de chance de passer à côté de son original “Blue Tape”; WARRA BA, rappeur et programmateur scène hip-hop et co-rédacteur en chef de Vertigo
Table ronde suivie des concerts: de BAMS Sa musique est un hymne au mélange. Vocalement rappé, parlé, chanté, musiciens et programmations la soutiennent. Du rock au rap, de l’afro au jazz, c’est une chanson française contemporaine que Bams propose à l’énergie punk. Sa démarche, son message sont de conter, dépeindre cette France, ce monde, multiple, divers et large dans laquelle on vit. Sur scène l’accompagnent Dj Junkaz Lou aux platines, Fanny Lasfargues à la basse/contrebasse, Thi Thanh la sax soprano et Sacha Ricci aux claviers.
de WARRA BA Deux rappeurs, deux hommes, deux cousins, deux lions, deux voix sur un seul et même projet, l’Afrique comme fil conducteur, le Mali, la France, ses aspects tout autant positifs que négatifs comme inspiration. Une couleur musicale “vert-jaune-rouge” pour mieux vivre dans le bleu, le blanc et le rouge : une vraie fusion transculturelle.
Le groupe de rap La Rumeur est poursuivi avec acharnement par le ministère de l’Intérieur, depuis six ans et malgré trois relaxes, pour avoir publié un texte mettant en cause les violences policières depuis plusieurs décennies en France. Un appel au soutien a été lancé et déjà signé par 10 000 personnes : www.la-rumeur.com
Le festival BLACK REVOLUTION offre une carte blanche à Ham du groupe La Rumeur.
CINE-MIX GHOST DOG avec RadioMentale le Dimanche 08 Février 2009
La vogue du Cinémix, dont le duo RadioMentale figure parmi les pionniers et les inventeurs, a connu depuis le début des années 2000 en France un véritable engouement, grâce à de nombreux musiciens électroniques et DJs, invités à donner en live une nouvelle interprétation sonore de films muets. Si ces deux DJs et créateurs sonores, issus de la génération de l’électronique et du mixage, jouent à ce titre régulièrement sur de nombreux films muets, ils ont depuis leurs débuts développés un autre type de performance, dans lesquelles ils s’approprient et réinterprètent des films parlants.
En live, il s’agit pour eux d’investir le film, en créant une nouvelle bande originale et tout en conservant les dialogues originaux. Le duo propose en quelque sorte une autre lecture du film qui, sans dénaturer sa narration, lui apporte une nouvelle dimension, à la fois originale et personnelle, et bien sûr plus volontiers sonore. Les longs-métrages choisis (comme Element Of Crime, Videodrome, Gerry, Cure, Pulsions) possèdent souvent des thématiques communes (le rêve éveillé, l’hallucination, l’hypnose, la question de la perception), qui permettent au duo de DJs de déréaliser le film, et de travailler plus encore l’imaginaire du spectateur.
C’est notamment le cas avec l’étrange polar de Jim Jarmush, Ghost Dog : la voie du samouraï, film rêveur et décalé qui met en scène le personnage de Ghost Dog, tueur à gages noir, issu du ghetto, obéissant au code du samouraï et travaillant pour la mafia italo-américaine.
DIALOGUE ENTRE BILLY WOODBERRY ET CHARLES BURNETT le Dimanche 08 Février 2009
Rencontre exceptionnelle entre Billy Woodberry et Charles Burnett, animée par Catherine Ruelle
Billy Woodberry et Charles Burnett font partie de la génération de cinéastes américains indépendants issus de l'UCLA, dans les années soixante et soixante-dix. Charles Burnett, qui signe le scénario et l'image de Bluesy Dream, est l'un des compagnons de route de Woodberry.
SOIREE DE CLÔTURE : avant-première du film MEDICINE FOR MELANCHOLY suivi d'un concerrt de Mike Ladd le Mardi 10 Février 2009
concert de MIKE LADD
Mike Ladd est un homme de la parole, du son et du sens, un poète et un rappeur comme on dit depuis les années 70 et les “block parties” du Bronx. Mais Mike Ladd appartient aussi et surtout à la longue lignée des paroliers et des Maîtres de Cérémonie (MCs) de la culture afroaméricaine, telle qu’elle s’est cherchée et exprimée dans le Nouveau Monde, dans tous les Nouveaux Mondes. Lignée de chroniqueurs, de mémorialistes et de visionnaires qui fut celle de la Harlem Renaissance dans les années 20, celle du Black Arts Movement dans les années 60 et 70 – celle du blues, du rock ou du rap, donc, si l’on définit ce dernier comme “Revolutionary Arts Proverbalization” à la façon de Jalal des Last Poets – et qui se fait désormais entendre sur une bande-son de beats, de mix et de loops, avec les improvisateurs de la “Great Black Music” et de l’univers. Le duo qu’il forme avec le batteur David Aknin s’inscrit dans l’éclectique tradition afro-américaine qui célèbre la complexité du monde et vous invite à danser.