« Par MEDIA CRISIS (crise des médias), j'entends l'irresponsabilité croissante des mass media audiovisuels (MMAV) et leur impact dévastateur sur l'homme, la société et l'environnement… »
Peter Watkins, “Media Crisis”, Editions Homnisphères, 2003
En empruntant son titre au livre de Peter Watkins, la 7ème édition des Journées cinématographiques dionysiennes se place sous le signe du cinéaste politique anglais et son regard critique sur les mass media audiovisuels. Avec près de 80 films, sans barrière de durée, de genre, de limites stylistiques ou géographiques, et de nombreux débats avec des cinéastes ou des représentants de la société civile, cette édition invite à réfléchir au rôle et à la place des médias aujourd’hui où, plus que jamais, le visuel est roi et où information et actualité, information et spectacle, se confondent. MEDIA CRISIS permettra également de voir comment s'imaginent les alternatives à cette communication officielle à travers des réseaux indépendants exploitant les films, la vidéo ou Internet.
Ecouter les Tables rondes de MEDIA CRISIS du Lundi 01 Janvier 2007 au Jeudi 01 Janvier 2009
Dorénavant, vous pouvez écouter les 3 tables rondes qui se sont déroulées durant MEDIA CRISIS:
Du cinéma de Guy Debord (mp3) (pour écouter: click gauche, pour enregistrer: click droit, puis "sauvergarder la cible du lien...") (To listen: left click, to download: right click, then "save target as") Animée par Shigenobu Gonzalvez (auteur de Guy Debord ou la beauté du négatif , édition Nautilus, 2002), avec Olivier Assayas (cinéaste, critique), Boris Donné (auteur de Pour Mémoires. Un essai d’élucidation des Mémoires de Guy Debord, éditions Allia, 2004), Jean-Pierre Bouyxou (critique, cinéaste) et Jean-Pierre Rehm
Médias et Politique (mp3) (pour écouter: click gauche, pour enregistrer: click droit, puis "sauvergarder la cible du lien...") (To listen: left click, to download: right click, then "save target as") animé par Pierre Zarka(animateur de OMOS, Observatoire des Mouvements de la Société, auteur du livre Les Nouveaux miroirs aux alouettes, l’information entre pouvoir et démocratie, Éditions Syllepse, 2006), avec Henri Maler (maître de conférence à l’Université de Paris VIII, animateur d’Acrimed, Observatoire des médias), Stéphane Pair (journaliste, reporter pour Radio-France en Seine-Saint-Denis) et Jean-Sébastien Chauvin (rédacteur à Chronic’art, sélectionneur à EntreVues, Festival international du film de Belfort).
La Fabrique de l'information (mp3) (pour écouter: click gauche, pour enregistrer: click droit, puis "sauvergarder la cible du lien...") (To listen: left click, to download: right click, then "save target as") animé par Claude Guisard(ancien directeur des programmes de recherche et de création de l’INA), avec Julien Duval (chargé de recherche au CNRS, auteur de Critique de la raison journalistique, Le Seuil, 2004) Raoul Sangla (journaliste et cinéaste) et Philippe Grandrieux (cinéaste).
Soirée d'ouverture Media Crisis le Mardi 06 Février 2007
soirée d’ouverture (sur invitation) à partir de 19h. Lecture par Alain Ollivier, directeur du Théâtre Gérard Philipe, d’extraits de La Société du spectacle de Guy Debord Projection du film "Les Gladiateurs" (Gladiators) de Peter Watkins
Peter Watkins du Mercredi 07 Février 2007 au Mardi 13 Février 2007
Guy Debord du Mercredi 07 Février 2007 au Mardi 13 Février 2007
Guy Debord se signale à vingt ans dans l’avantgarde lettriste fondée par Isidore Isou et Gabriel Pomerand en 1945. Après la poésie et la peinture, les lettristes s’attaquent au cinéma dans le but déclaré de le mettre à mort : un cycle de cinq films oeuvre dans ce sens à partir de 1951. Debord réalise Hurlements en faveur de Sade (1952), film sans images avec de rares dialogues. La démarche est à rapprocher de l’extrémisme pictural de Kazimir Malevitch et de son Carré blanc sur fond blanc (1919) : le film se clôt sur une séquence noire et silencieuse de vingt-quatre minutes.
La même année, les éléments les plus radicaux se regroupent au sein de l’Internationale lettriste (I.L.). La recherche du dépassement de l’art à travers l’architecture, dont se fait l’écho le bulletin Potlatch, les rattache à une réflexion sur l’art total née dans la seconde moitié du XIXe siècle. Mais c’est surtout auprès d’André Breton et des surréalistes qu’ils puisent leur inspiration, la vision poétique de la ville. De là naîtront l’essentiel des concepts développés par l’I.L. : psychogéographie, dérive, construction de situations, urbanisme unitaire. Le changement de nom en Internationale situationniste (I.S.), inauguré à l’été 1957, vient saluer l’arrivée de plusieurs artistes étrangers, dont les anciens membres de Cobra, Constant et Asger Jorn.
Raoul Vaneigem se joint à eux en 1961, il va former avec Debord un fameux tandem, entraînant l’I.S. dans une démarche critique toujours plus radicale. Ils publient en 1967 les deux classiques situationnistes : Vaneigem son Traité de savoir-vivre à l’usage des jeunes générations et Debord, La Société du spectacle, un essai théorique marxien. Si les situationnistes s’engagent fortement en Mai 1968, contrairement à ce qu’ils affirmeront par la suite, ils n’y tiennent pas un rôle central ; c’est davantage en amont, par le biais de leurs publications, que s’est exercée leur influence sur le mouvement.
Dépassée par son succès, minée par les dissensions internes, l’organisation ne survivra pas longtemps à la « révolution situationniste » de Mai 1968, elle s’auto-dissout en 1972. C’est dorénavant seul que Debord va mener sa propagande subversive. En Italie, il rencontre et commente le mouvement révolutionnaire qui agite le pays depuis 1969 ; dans l’Espagne post-franquiste, il vient en soutien aux libertaires emprisonnés. Ayant trouvé un mécène en la personne de l’imprésario et producteur Gérard Lebovici, Debord revient au cinéma. Il adapte son livre La Société du spectacle à l’écran (1973). Avec In girum imus nocte et consumimur igni (1978, sortie en 1981), il renoue avec la veine autobiographique qui était la sienne dans le livre Mémoires (1958) et les courts métrages Sur le passage de quelques personnes à travers une assez courte unité de temps (1959) et Critique de la séparation (1961). C’est cette même sensibilité qui constitue le fondement des deux volumes de Panégyrique (1989, 1997), oeuvre inachevée où il revient sur son parcours. Atteint d’une polynévrite alcoolique, Debord se suicide en novembre 1994.
séance présentée par Jean-Pierre Rehm(délégué général du Festival international du documentaire de Marseille):
In girum imus nocte et consumimur igni de Guy Debord
suivie d’une table ronde: Du cinéma de Guy Debord Animée par Shigenobu Gonzalvez (auteur de Guy Debord ou la beauté du négatif , édition Nautilus, 2002), avec Olivier Assayas (cinéaste, critique), Boris Donné (auteur de Pour Mémoires. Un essai d’élucidation des Mémoires de Guy Debord, éditions Allia, 2004), Jean-Pierre Bouyxou (critique, cinéaste) et Jean-Pierre Rehm
Ciné-Mix de Marc Collin (du groupe Nouvelle Vague) sur le film culte "L’homme à la caméra" de Dziga Vertov
« J’ai vu L’Homme à la caméra il y a pas mal de temps maintenant, quand j’étais étudiant en école de cinéma. J’avais adoré alors ce film, son côté avant-gardiste tout en étant très « politique ». Le discours de Vertov et son radicalisme (plus de comédiens, de scénario, etc.) était très fort mais il a tellement bien réussi dans L’Homme à la caméra, qu’il n’y avait plus trop de place pour continuer dans cette voie-là après ! Par contre et comme souvent dans ces films visionnaires de la fin du muet (Metropolis, L’Inhumaine), la partition n’était pas à la hauteur du film et restait un peu trop traditionnelle à mon goût. Quand la Lune Rousse m’a donné le choix entre plusieurs films dont le Vertov, je me suis tout de suite rappelé du film et je savais qu’il y avait quelque chose à faire en allant du côté de la techno, du rythme des machines pour accompagner le côté montage finalement très « clip » du film et l’esthétique très indus de l’Est donc pas très loin de l’univers de Volga Select… ». Marc Collin dernier album avec le groupe Nouvelle Vague, Bande à part, Peacefrog, 2006
Vidéochroniques est une association marseillaise travaillant à la diffusion, la production et la documentation de la vidéo et des nouveaux médias dans l’art contemporain. Dimanche à 18h30: séance en présence d’Édouard Monnet (directeur de Vidéochroniques), Sabine Massenet (artiste), Pascal Lièvre (artiste) et Germain Huby (artiste)
Media Burn
Année : 1975
Origine : Etats-Unis, France, Liban, Pays-Bas, Quebec
DATE
HEURE
VERSION
SALLE
Rencontres le Mercredi 07 Février 2007
Contre-information :Zalea TV & Groland le Mercredi 07 Février 2007
Mercredi 7 février à 20h30, séance suivie d’une rencontre avec Olivier Azam (cinéaste,membre cofondateur de Zalea TV), Pierre Carles (cinéaste), Benoît Delépine (cinéaste, acteur, auteur et reporter pour 7 jours à Groland), Gustave Kervern (cinéaste, acteur, auteur et reporter pour 7 jours à Groland)
Zalea TV (téléviZone d’Action pour la Liberté d’Expression Audiovisuelle) se définit comme une ONG (organisation non-gouvernementale) d’intervention audiovisuelle d’urgence : pour l’instauration de la liberté d’expression, du pluralisme et du droit à une information télévisuelle libre, pour le libre accès citoyen à la télévision de tous les exclus du droit à l’image : jeunes, catégories sociales défavorisées, étrangers, intellectuels et créateurs hors normes, associations petites et grandes, minorités culturelles, communautés, réalisateurs et producteurs amateurs et professionnels dont les programmes sont actuellement interdits d’antenne ou ignorés, pour la défense, la promotion et le développement des télévisions locales associatives ouvertes et du Tiers Secteur Audiovisuel (secteur non marchand) dans son ensemble. Dans 7 jours à Groland,Jules-Édouard Moustic et sa bande couvrent chaque semaine l’actualité de la Présipauté, entre reportages-chocs, interviews décapantes et sketches hilarants. D’un point chaud à l’autre, les envoyés spéciaux quadrillent Groland, armés d’une intuition infaillible et d’un sens du terrain à toute épreuve.
Samedi 10 février à 20h45: séance présentée par Cyril Neyrat (critique aux Cahiers du cinéma et à Vertigo, sélectionneur au Festival international du documentaire de Marseille)
David Faroult du Samedi 10 Février 2007 au Lundi 12 Février 2007
Séances présentée par David Faroult (cinéaste et enseignant à l’Université de ParisIII) en partenariat avec l’ACRIF (Association des Cinémas de Recherche d’Île-de-France)
SIX FOIS DEUX SUR ET SOUS LA COMMUNICATION DE JEAN-LUC GODARD ET ANNE-MARIE MIÉVILLE France/1976/couleur Une série de six programmes de 100 minutes subdivisés chacun en deux émissions,montrés six dimanches successifs pendant l’été1976, avec un avertissement de la troisième chaîne spécifiant que « cette émission n’offre pas les caractéristiques habituelles à nos programmes ». « Tentative nouvelle de télévision en 1976, parce qu’il s’agit d’une véritable “première”, ouvrant la porte pour la télévision à des tournages rapides (trois mois) et autonomes, réalisés avec un matériel semi-professionnel. Télévision naïve, par la simplicité des personnages et des moyens utilisés – mais aussi ambitieuse – procédures nouvelles et message d’un auteur qui a des idées personnelles sur cette grande préoccupation de l’heure: la communication. » Alain Bergala
Samedi 10 février à 10 heures Dimanche 11 février à 10 heures Lundi 12 février à 14 heures
Breaking News de Johnny To, séance présentée par Dimitri Ianni (critique cinéma pour Sancho.does.Asia, revue électronique des cinémas d’Asie et d’ailleurs)
A 20h45: séance suivie d’une rencontre avec Jean-Baptiste Thoret (critique, auteur de 26 secondes, l’Amérique éclaboussée, Éditions Rouge profond, 2003)
La Fabrique de l'information le Dimanche 11 Février 2007
Lundi 12 Février à 20h15:
Séance suive d'une table ronde animé par Claude Guisard(ancien directeur des programmes de recherche et de création de l’INA), avec Julien Duval (chargé de recherche au CNRS, auteur de Critique de la raison journalistique, Le Seuil, 2004) Raoul Sangla (journaliste et cinéaste) et Philippe Grandrieux (cinéaste)
L’appel des cinéastes pour le Liban et la Palestine / July Trip le Jeudi 08 Février 2007
Jeudi 8 février 2007 à 20h45
séance en présence de Dominique Dubosc (cinéaste), Samir Abdallah (cinéaste) et Marie-José Mondzain (philosophe, directeur de recherche au CNRS)
Pendant l’été 2006, un collectif d’artistes, cinéastes, comédiens, techniciens se constitue en protestation « contre les bombardements israéliens au Liban et en dénonciation du silence et de la complicité de la communauté internationale, des dirigeants arabes et occidentaux. Chaque cinéaste – où qu’il se trouve – est invité à monter un film court de une à deux minutes et de réaliser ainsi une chaîne d’images qui seront proposées par chacun à la programmation de tous les festivals, cinémas et lieux imaginables. »
Séance suivie d’une table ronde animé par Pierre Zarka(animateur de OMOS, Observatoire des Mouvements de la Société, auteur du livre Les Nouveaux miroirs aux alouettes, l’information entre pouvoir et démocratie, Éditions Syllepse, 2006), avec Henri Maler (maître de conférence à l’Université de Paris VIII, animateur d’Acrimed, Observatoire des médias), Stéphane Pair (journaliste, reporter pour Radio-France en Seine-Saint-Denis) et Jean-Sébastien Chauvin (rédacteur à Chronic’art, sélectionneur à EntreVues, Festival international du film de Belfort).
Comment les médias traitent-ils l’information politique ? L’indépendance des journalistes existe-t-elle encore ? L’appropriation de la plupart des grands médias par les puissances financières et politiques ne nuit-elle pas à la démocratie ? Comment filmer le politique ? Peut-on imaginer des médias accessibles à tous les acteurs sociaux, en particulier les sans voix et les exclus ?
Ateliers du Mercredi 07 Février 2007 au Mardi 13 Février 2007
Atelier avec Chloé Delaume: "Temps de cerveau disponible" le Jeudi 08 Février 2007
Jeudi 8 février à 10 heures:
Atelier jeune public avec Chloé Delaume (écrivain, auteur de J’habite dans la télévision, éditions Verticales, 2006) "Temps de cerveau disponible" « Cet atelier d’écriture propose à ses participants de s’interroger sur leur rapport à la télévision, et plus précisément sur la mise en disponibilité de leur cerveau. Via la rédaction d’un court texte, chacun rapportera une expérience personnelle, durant laquelle, face à un programme télévisé, son comportement, ses envies, ses pulsions, voire ses pensées se sont trouvés modifiés. Il s’agira donc de travailler sur la notion de ressenti et sur le point de rupture de l’esprit critique. Les textes collectés constitueront un recueil téléchargeable sur le site du Festival. » Chloé Delaume
Atelier avec David Faroult: Apprendre à vo!r le Lundi 12 Février 2007
Lundi 12 février 2007 à 10 heures: Atelier avec David Faroult (cinéaste et enseignant à l’Université de Paris III):« Apprendre à voir » (Godard)
« Godard serait “intello”, “élitiste”, “ennuyeux”, toutes les idées reçues les plus catégoriques et les plus injustes règnent autour de son travail. À un tel point qu’un accompagnement peut sembler nécessaire pour s’en débarrasser et faire enfin le pas de regarder ses films, libre de tout a priori. Il devient alors possible de découvrir Godard comme un éducateur populaire qui entreprend de nous « apprendre à voir », à mieux voir. Ce faisant, il lance à travers nous, ses spectateurs, une véritable machine de guerre contre les usages qui dominent le documentaire, le journalisme, la télévision. En contrariant les habitudes, il nous enseigne une exigence subversive, propre à renverser nos attentes devant le cinéma et la télévision. Pour qui entreprend le voyage, la transformation peut être profonde… » David Faroult
Atelier avec Raoul Sangla: Décryptage de l’information le Vendredi 09 Février 2007
Vendredi 9 février à 16 heures:
Atelier avec Raoul Sangla (journaliste et cinéaste): Décryptage de l’information Séance d’analyse des journaux télévisés de différentes chaînes d’information. Comment se fabrique un journal télévisé aujourd’hui ?
Film de clôture / Avant première le Mardi 13 Février 2007
Mardi 13 février à 20h45:
séance de clôture en présence de Fred Poulet
projection de
Changer d’image/ Lettre à la bien-aimée de Jean-Luc Godard (inédit)
et de
Substitute de Fred Poulet et Vikash Dhorasoo en avant-première
Actualités cinématographiques / The Newsreel du Mercredi 07 Février 2007 au Mardi 13 Février 2007
Actualités démocratiques en salles
Pourquoi ne pas redonner naissance aux actualités cinématographiques en salles, mais cette fois en permettant à tout un chacun de proposer, par la vidéo, sa lecture du fait du jour ou de la semaine? Le cinéma Le Méliès et la Maison populaire de Montreuil s’associent pour donner naissance à ce premier atelier de création d’actualités démocratiques, dans un souci esthétique et politique d’offrir un réel contrechamp à l’actualité télévisuelle et d’avoir une nouvelle approche que l’on peut espérer à la fois plus sensible, plus précise peut-être et parfois plus juste et analytique de la vie de la Cité. Stéphane Goudet, directeur du cinéma Le Méliès
Dans le cadre des actualités démocratiques en salles Riv’Nord, média local participatif dionysien et Rapsode Production présentent : Chroniques du temps présent en Seine-Saint-Denis: Un (bon) logement pour tous. « Nous proposons, à travers cette série d’actualités démocratiques, un regard différent de celui dominant, qui n’est pas celui du pouvoir. Ce regard, aujourd’hui, c’est le nôtre, demain, ce sera le vôtre. Nous mettons à disposition de la population initiation et ressources en matériel pour fabriquer ses propres représentations, de soi-même et du monde. Ces Chroniques du temps présent sont la première réalisation d’une série de courts métrages d’actualité. C’est un temps d’action du Centre Média Local, un laboratoire de cultures populaires et d’échange de savoirs auquel Riv’Nord et Rapsode s’attellent depuis leur rencontre. » Riv’Nord
The Newsreel(s)
Depuis 40 ans, le collectif de cinéastes et de «media-makers » The Newsreel développe sous différentes formes une production cinématographique engagée essentielle. Que ce soit les films écologistes, féministes, antiguerre(s), le groupe continue à chroniquer et examiner les réalités au sein de la vie quotidienne et des mouvements sociaux. De New York à la Floride et à Los Angeles, les nombreuses cellules de ce collectif décentralisé se sont formées dans la lignée de la grande tradition de cinéastes dissidents aux États-Unis comme le Film and Photo League des années 30. Politiquement et formellement novateurs, les films de chacun de ces groupes ont gardé leur force révolutionnaire comme production médiatique indépendante. La première période de ce mouvement (1967-1971) reste bien plus qu’un archivage de « l’âge d’or de l’activisme »: sa production perdure en tant que puissante gamme de propositions et d’approches d’un cinéma réactif et catalyseur. Ceci est dû en partie à une des particularités du collectif: ne pas séparer l’idéologie de la production, ni de la forme esthétique ou de la distribution. Les cinéastes comme Robert Kramer (Route One USA), Barbara Shaffer ou Jon Jost n’ont pas fait des films « sur » mais « avec » les sujets, que ce soit des collégiens de 16 ans ou la League of Revolutionary Black Workers de Finally Got the News. Tous les films sont faits anonymement, non pas dédiés à l’auteur mais livrés au service de la cause abordée. En revanche, les membres du collectif accompagnaient les films et animaient des débats lors des séances. Les collectifs distribuaient également des films en provenance de Cuba, du Vietnam, de l’Afrique et du Moyen Orient et procédaient aussi à des échanges avec leurs auteurs. Ceci était non seulement une manière de déhiérarchiser un mouvement vertical de propriété privée et de transformer ces films en devenir commun, mais aussi un processus horizontal de travail d’images à la Vertov: construire des films mouvants et adaptables selon les contextes sociaux et politiques. La nécessité respire dans ces films, que ce soit Off the Pig fait avec les Black Panthers ou El Pueblo se levanta produit avec le groupe latino-américain The Young Lords (peu connu hors des États-Unis mais tout aussi importants que les Panthers). Le sentiment d’urgence déclenché en 1967 par l’appel fondateur de Jonas Mekas et quelques autres fait encore écho aujourd’hui à travers ces films de The Newsreel. Robert Kramer, un des membres fondateurs du collectif a constaté en 1976: « Il y a une crise plus profonde que jamais aux États-Unis, l’impérialisme entre dans sa crise finale et nous allons désormais être appelés à accomplir des tâches encore plus définies. » Cette prédiction sonne étrangement 30 ans après, dans une période diffuse et éparpillée concernant les objectifs de confrontation et la définition de projets communs des cinéastes. C’est en cela qu’il devient essentiel de revisiter ces oeuvres et des travaux plus récents tels ceux du Third World Newsreel (né aux alentours de 75 et encore actif aujourd’hui). Et si, à les revoir, les images du Newsreel semblent parfois crues et brutes, elles sont les images les plus profondément palpables de la volonté de transformation concrète d’une culture internationale également en état de crise. James Schneider
Recycling the Newsreel / League of Revolutionary Black Panthers / Actualités cinématographiques le Vendredi 09 Février 2007
Vendredi 9 Février à 20:30 Séance en présence de Paul McIsaac, Dorothy Thigpen, James Schneider et Ivora Cusack
Cinéma et gastronomie / Projection vidéo du Mercredi 07 Février 2007 au Mardi 13 Février 2007
Projection vidéo d’artiste Hall du cinéma l’Écran
OEIL POUR OEIL DE YAN DUYVENDAK (2002/6’) Six minutes de zapping à travers l’actualité télévisuelle du mois de septembre 2002, six minutes de têtes de la télévision projetées à même la tête de Yan Duyvendak, et ce n’est plus Big Brother qui nous regarde, mais nous sommes Big Brother regardant, et nous voyons, les yeux dans les yeux, l’ennemi que nous sommes à nous-mêmes.
Cinéma et gastronomie
du vendredi 9 au mardi 13 février Un restaurant/bar à vin sera ouvert au public sur la place du Caquet à côté du cinéma. Assiettes gourmandes et sélection de vins.
Films: inédits, documentaires et classiques du Mercredi 07 Février 2007 au Mardi 13 Février 2007
L'Écran hors les murs en Seine-Saint-Denis du Mercredi 07 Février 2007 au Mardi 13 Février 2007
Rencontre avec un journaliste du Monde Diplomatique Jeudi 8 février à 20 heures La Belle étoile, Saint-Denis La Plaine, 0149983920 THE REVOLUTION WILL NOT BE TELEVISED DE KIM BARTLEY ET DONNACHA O’BRIAN Irlande/2003/vidéo/couleur/1h04/vostf Drame en trois actes serrés de Hugo Chavez à la tête du Venezuela.
Workshop avec Paul McIsaac et Dorothy Thigpen 3 et 4 février de 10 heures à 18 heures Création vidéo d’actualités démocratiques La Maison Populaire de Montreuil, 0142870868 Rencontre avec Paul McIsaac du Newsreel Jeudi 8 février à 20 heures Cinéma Le Méliès, Montreuil, 0148706913
Rencontre avec Philippe Grandrieux Vendredi 9 février à 20 heures Cinéma Le 104, Pantin, 0148469508